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L'imagerie pour étudier l'évolution les forêts de varech dans l’archipel Haida Gwaii

Brian Timmer, en habit de plongée, flotte à la surface de l'eau, entouré de varech.

L'étudiant en géographie Brian Timmer lors d'une étude de terrain près de l'archipel de Broughton.

Photo : Markus Thompson

Sarah Xenos

Deux étudiants à la maîtrise en géographie à l’Université de Victoria s’apprêtent à prendre le chemin de l'archipel Haïda Gwaii, à l’ouest de Prince Rupert, afin d’y étudier les forêts de varech à l’aide de différents types d’imagerie.

Partout autour du monde, les gens tentent de déterminer comment les forêts de varech ont changé, explique Brian Timmer qui part étudier ces forêts d’algues géantes à l’aide de drones et d’imagerie satellite.

La recherche se veut une manière de déterminer de nouveaux outils afin d’étudier le varech dans des endroits reculés, là où les expéditions scientifiques sont souvent coûteuses, ajoute-t-il. Cependant, les images prises depuis les satellites peuvent facilement être troublées par le vent, la pluie, les nuages ou encore les marées, c’est pourquoi il est important de pouvoir les comparer.

Pour cette raison, Lianna Gendall se rendra elle aussi sur les lieux afin de comparer les données de Brian avec sa propre collecte qui utilisera des images satellites, mais aussi d’anciennes cartes marines ainsi que des relevés gouvernementaux.

Les zones de forêt sont entourées en rouge sur un papier jauni par le temps

Un exemple de carte britannique des années 1850 montrant le dessin des forêts de varech qu'utilisera Lianna Gendall.

Photo : La Presse canadienne

Mon travail se concentrera spécifiquement à savoir si les forêts de varech de Haida Gwaii ont changé avec le temps et si oui, pourquoi et comment, souligne la chercheuse.

Tout comme les forêts terrestres, les forêts d’algues de la côte du Pacifique fournissent un habitat essentiel pour une multitude de poissons tout en aidant à réduire le CO2 présent dans l’atmosphère.

Les forêts de varech sont comme le corail des écosystèmes tempérés. Ils offrent les mêmes services, sont un habitat autant qu’une source de nourriture.

Lianna Gendall

Elle explique être tombé en amour avec ces forêts lors de son passage au Centre des sciences marines Bamfield sur l’île de Vancouver.

Les forêts d’algues ont toutefois subi un important déclin dans la région de Vancouver et plus au sud de la frontière vers l’état de Washington et de l’Oregon.

Une grande branche d'algue varech sous l'eau

Les forêts de varech fournissent un habitat à tout un écosystème d'animaux dans l'océan.

Photo : aquarium de Monteray Bay

Un défi supplémentaire

Lianna Gendall et Brian Timmer n’en sont pas à leur première expérience sur le terrain, mais les deux étudiants avouent tout de même que la préparation est cette fois-ci particulière. Deux semaines de quarantaine devront précéder leur voyage afin de minimiser les risques de propagation de la COVID-19.

Nous devrons nous isoler aussi longtemps que durera notre voyage de recherche, indique Brian Timmer puisque leur étude sur le terrain durera aussi deux semaines.

Pour se rendre à l’Institut Hakai, qui collabore à la recherche, les deux étudiants devront monter à bord d’un hydravion privé et, une fois là-bas, s’abstenir de tout contact avec les communautés environnantes.

Nous avons la possibilité de poursuivre cette étude parce que l’Institut Hakai a mise en place une série de procédures qui vise à limiter la propagation du virus advenant un l’apparition d’un cas, admet Lianna Gendall.

L’Institut Hakai a aussi été jugé essentiel par le gouvernement de la Colombie-Britannique et a donc pu continuer ses opérations malgré la pandémie.

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Colombie-Britannique et Yukon

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