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Les Servantes de Jésus-Marie quittent leur maison mère du secteur de Hull

Une page de l'histoire régionale sera à jamais tournée cette semaine.

Un édifice centenaire dans le Vieux-Hull.

L’immeuble plus que centenaire est situé au 210, rue Laurier, dans le secteur de Hull a été acheté par la CCN.

Photo : Radio-Canada / Nathalie Tremblay

Radio-Canada

Après plus d'un siècle dans leur couvent de la rue Laurier, dans le secteur de Hull, les Servantes de Jésus-Marie déménagent dans leur nouveau domicile près de l'archidiocèse de Gatineau. Ce déménagement devait se faire il y a quelques mois, mais il a été retardé en raison de la pandémie.

Sur les quelque 40 religieuses qu'il reste dans la congrégation, une dizaine ont déjà été transférées dans leur nouveau couvent, construit à l'arrière du centre diocésain du boulevard Mont-Bleu. Les autres s'y rendront d'ici la fin de la semaine.

Des camions de déménagement devant l'édifice qui abritait les Servantes de Jésus-Marie à Gatineau.

L'édifice qui abritait les Servantes de Jésus-Marie dans le Vieux-Hull.

Photo : Radio-Canada / Nathalie Tremblay

Les religieuses sont très contentes de voir l’aboutissement d’un processus de près de 10 ans, quand elles ont commencé à parler de quitter l’édifice rendu trop grand et trop âgé. Ça ne correspondait plus à leur besoin, commente l’archevêque de Gatineau, Mgr Paul-André Durocher.

Deux photos qui montrent une étable et un petit couvent à Masson.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les Servantes de Jésus-Marie se sont d'abord installées dans une étable à Masson.

Photo : Courtoisie : Archevêché de Québec

Les Servantes de Jésus-Marie ont été fondées en 1895 dans le village de Masson. Après s'être d'abord installées dans une étable, puis une maisonnette du village, les premières religieuses se sont déplacées vers Aylmer, avant de s'installer pour de bon dans le couvent de la rue Laurier en 1902. Toutes les Servantes de Jésus-Marie ont été formées ici.

Pour elles, ça a été la maison mère. À partir de là, elles ont essaimé à la grandeur du Québec. Elles ont eu des monastères un peu partout au Québec, raconte Mgr Durocher. Avec le changement culturel qui est arrivé au Québec et la perte d’attrait pour ce style de vie là, de la vie religieuse contemplative, le nombre de recrues a commencé à baisser.

L’archevêque de Gatineau, Mgr Paul-André Durocher en entrevue à Radio-Canada.

L’archevêque de Gatineau, Mgr Paul-André Durocher, précise que le centre d'intérêt des Servantes de Jésus-Marie est la messe et le Saint-Sacrement.

Photo : Radio-Canada

Selon Mgr Durocher, les Servantes de Jésus-Marie représentent un patrimoine vivant.

En 1984, quand le pape [Jean-Paul II] est venu au Canada, il a choisi de célébrer la messe avec elles. C’est dire l’importance que cette communauté a.

Mgr Paul-André Durocher, archevêque de Gatineau

Quel avenir pour l'édifice?

En 2016, la Commission de la capitale nationale (CCN) a acheté le couvent de la congrégation des Servantes de Jésus-Marie. Le montant de la transaction n’avait pas été dévoilé, mais selon le rôle d’évaluation foncière de la Ville de Gatineau, la propriété est évaluée à 8,7 millions de dollars.

On ne sait pas encore ce que la CCN prévoit pour cet édifice plus que centenaire. Les prochaines étapes pour la CCN se concluront par une location effective de la propriété qui servira une vocation en concordance avec son caractère patrimonial, les plans et les objectifs de la CCN, a indiqué dans un courriel le gestionnaire principal des communications de la société d'État, Jean Wolff.

Au début d’août 2019, le Bureau d'examen des édifices fédéraux du patrimoine nous a fait savoir qu’il ajoutait le monastère dans son inventaire d’édifices patrimoniaux désignés. Il n’y a pas encore eu d’appels d’offres ou de publicité spécifique, mais la CCN a déjà reçu au moins une sollicitation sérieuse, peut-on aussi lire dans le courriel adressé à Radio-Canada.

Marie Roy en entrevue à l'extérieur.

«C’est une grosse page d’histoire qui se tourne», assure Marie Roy, présidente de la Table régionale du patrimoine religieux en Outaouais.

Photo : Radio-Canada

Il y a beaucoup de projets possibles, croit pour sa part la présidente de la Table régionale du patrimoine religieux en Outaouais, Marie Roy. C’est un bon bâtiment. Il y a la chapelle à l’intérieur qui a une valeur patrimoniale. Il y a une magnifique cour. [...] Va falloir s’assurer qu’on ne le laisse pas aller.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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