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Un rapport blâme la police de Hamilton pour la Fierté 2019

Grand bâtiment rectangulaire avec Hamilton écrit en grandes lettres devant.

L'hôtel de ville de Hamilton.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

La police de Hamilton aurait géré de manière « inadéquate » les affrontements survenus lors du défilé de la Fierté l’an dernier, selon un nouveau rapport externe. L’auteur du document avance aussi que la réponse de la police par rapport à l’infiltration d'homophobes et de suprémacistes blancs dans les activités de la Fierté aurait généré une crise de confiance de certains membres du public à l'égard du corps policier.

Le nouveau rapport dévoilé lundi souligne que les policiers ont échoué à leur mission de protéger le public et les participants lors de l'événement, en raison d’une préparation inadéquate.

Les affrontements survenus lors de la Fierté le 15 juin 2019 avaient créé beaucoup d’émoi à Hamilton. Des gens avaient été blessés lorsqu’une altercation violente avait éclaté entre des agitateurs et des contre-manifestants qui voulaient défendre les participants de la Fierté.

Un agitateur et trois participants de la Fierté avaient été arrêtés.

On peut lire dans le rapport (Nouvelle fenêtre) que le corps policier a préparé un plan opérationnel quant à la Fierté seulement deux jours avant l’événement.

Les quatre policiers assignés à la Fierté n’ont pas eu de contact avec les organisateurs avant l'événement, toujours selon le document.

Les agents à la Fierté ne savaient pas dans quelles zones l’événement était permis ou à quel endroit les agitateurs pouvaient se présenter, écrit l’auteur du rapport, l’avocat Scott Bergman.

Ce dernier avance que la police aurait pu anticiper que des homophobes, des suprémacistes blancs et des agitateurs organisés se présentent à la Fierté.

Rappelons que des individus de la sorte se sont incrustés dans les festivités de la Fierté de Hamilton en 2018 aussi.

Plusieurs membres du public avaient alors dénoncé un manque de réaction de la part des policiers.

Le rapport jette un nouveau regard sur ces accusations:

Il n’était pas prudent d’arrêter la confrontation sans plus de ressources, affirme Me Bergman.

Crise de confiance

Le rapport condamne la réaction du corps policier dans les jours suivant les affrontements.

On nous avait demandé de rester à l’extérieur du périmètre de l’événement. On doit respecter ces demandes aussi, avait indiqué le chef de la police de Hamilton, Eric Girt, lors d’une entrevue après les affrontements en 2019.

Pour Me Bergman, cette réponse a contribué à envenimer la relation entre le service de police et la communauté LGBTQ+.

Cette réponse a échoué à démontrer une compréhension de ce que les participants de la Fierté ont vécu lors de l’événement, écrit-il.

L’avocat conclut son rapport en écrivant que la relation entre la police et la communauté LGBTQ+ peut être améliorée de manière significative.

Il souligne également que la police a collaboré de manière transparente à son enquête.

En novembre un rapport du Bureau du directeur indépendant de l’examen de la police concluait que les policiers assignés à la Fierté étaient préparés de manière appropriée et qu’ils avaient bien réagi.

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