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La Nouvelle-Écosse se mobilise contre le racisme

Une église à Africville.

Africville représente l'épicentre de la prière, selon les organisateurs.

Photo : Radio-Canada / Jeorge Sadi

Radio-Canada

Près de 200 manifestants se sont rassemblés dimanche après-midi à Africville pour dénoncer le racisme que subit la communauté noire depuis des années.

Prier pour l'équité raciale à Africville

Le ciel nuageux et la pluie n'ont pas découragé les manifestants qui s'étaient déplacés au musée d'Africville à Halifax pour démontrer leur appui à la cause antiraciste.

Selon Kesa Munroe-Anderson, organisatrice de l’événement, [la communauté] avait besoin d'une occasion pour se retrouver, se rassembler et prier Dieu afin de comprendre l'importance de travailler tous ensemble vers l'objectif d'égalité et d'équité.

Une femme portant un masque en entrevue.

Kesa Munroe-Anderson est l'organisatrice de l'évévenement.

Photo : Radio-Canada / Jeorge Sadi

Le pasteur Lenett Anderson, le mari de l’organisatrice de l’événement, a invité les personnes de toutes les confessions à se joindre à la manifestation et à prier pour la justice, la défense des droits et l'harmonie.

Mme Munroe-Anderson a choisi Africville comme emplacement pour accueillir l'événement parce que ça représente l'épicentre de la prière, de la spiritualité et du soulèvement social dans la région.

Elle souligne que le lieu rappelle tristement le racisme vécu par la communauté noire de la région. C'est un triste rappel de ce qui peut se passer lorsque les gens, même s'ils sont des bonnes personnes, ne dénoncent pas le racisme.

Dans les années soixante, la communauté africaine de Nouvelle-Écosse a été déracinée et expropriée de cet emplacement par la ville d'Halifax, forçant ainsi des centaines de ses membres à délaisser leur maison. Des excuses officielles de la ville ne sont venues qu'en 2010.

Une affiche Black Lives Matter.

Africville était un quartier d'Halifax fondé en 1830.

Photo : Radio-Canada / Jeorge Sadi

Pour Lorna Crawley, présente à la manifestation, il ne fait pas de doute qu'Africville était le bon endroit pour accueillir l'événement.

Nous nous réunissons ici aujourd'hui, sur ce territoire qui nous a été enlevé dans le passé pour s'opposer aux vies qui nous sont volées dans nos communautés. Il y a un parallèle clair à faire.

Des manifestants de tous les âges et de toutes les confessions ont pris part à l'événement, au grand plaisir de son organisatrice, Mme Munroe-Anderson.

J'ai hâte de voir comment les différents acteurs du mouvement influenceront positivement leur communauté et comment ils combattront le racisme, a-t-elle déclaré.

En raison de la pandémie de COVID-19, des masques étaient mis à la disposition des participants. Des volontaires ont veillaient aussi au respect des directives de distanciation physique.

La ville de Shelburne, solidaire

Plusieurs autres manifestations en appui au mouvement Black Lives Matter ont eu lieu à travers la province au courant de la fin de semaine. C'est notamment le cas à Shelburne, une autre ville dont l'histoire est imprégnée par le racisme.

Les manifestants ont démontré leur soutien à la cause en marchant à travers le centre-ville, jusqu'au centre communautaire de la petite ville. Les participants ont ensuite posé un genou au sol pendant 8 minutes et 46 secondes, en l'honneur de George Floyd et de sa famille.

Des manifestants.

Environ 600 personnes ont participé à la marche à Shelburne.

Photo : Robin Smith Photography

Selon Darren Jacklin, un des organisateurs de l'événement, environ 600 personnes étaient présentes à la manifestation, ce qui représente près de la moitié de la population de la ville.

Je n'ai jamais vu une démonstration de soutien comme celle-là... c'est incroyable, a-t-il dit. Monsieur Jacklin a co-organisé la marche avec ses cousines Belle Bruce-Goulden et Vanessa Hartley.

Pour Belle Bruce-Goulden, voir sa petite ville, qui a été le site de la première émeute raciale signalée en Amérique du Nord au 18e siècle, bondée de personnes s'opposant au racisme était bouleversant.

C'était puissant de voir des gens de toutes les origines, qu'ils soient noirs ou blancs, rassemblés.

Les manifestants qui devaient originalement se déplacer sur les trottoirs de la ville, n'ont eu d'autre choix que de gagner les rues en raison du grand nombre de personnes présent.

Avec les informations de CBC

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