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La Chine défend sa réponse au coronavirus dans un nouveau rapport

Xu Lin, vice-directeur du département de la publicité du Parti communiste, montre une copie du livre blanc sur la lutte contre la COVID-19 lors d'une conférence de presse au bureau d'information du Conseil d'État, à Pékin, dimanche.

Pékin « n'a pas perdu de temps » pour partager des informations, soutient le rapport.

Photo : Associated Press / Andy Wong

Agence France-Presse

De hauts responsables chinois ont publié dimanche un long rapport sur la réponse de Pékin à la pandémie de COVID-19, défendant les actions de leur gouvernement et affirmant que la Chine avait fourni des informations en temps opportun et de manière transparente au reste du monde.

La Chine n'a pas perdu de temps pour partager des informations telles que la séquence du génome du nouveau virus avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ainsi qu'avec les pays et organisations régionales concernés, soutient le rapport.

Une enquête de l'Associated Press (AP) avait révélé que les laboratoires du gouvernement chinois avaient décidé d'attendre pendant une semaine, au mois de janvier, avant de publier le génome du virus. Cela a retardé son identification dans un pays tiers et le partage des informations nécessaires pour développer des tests de dépistage, des médicaments et un éventuel vaccin.

Un travailleur de la santé portant des vêtements de protection prélève un échantillon sur une femme.

Un travailleur de la santé prélève un échantillon sur une étudiante pour le soumettre à un test de dépistage de la COVID-19 à l'Université de Wuhan, le premier jour de cours, le 8 juin 2020.

Photo : Getty Images

Le président de la Commission nationale de la santé, Ma Xiaowei, n'a pas abordé les conclusions spécifiques du rapport de l'AP, mais il a déclaré que cela allait sérieusement à l'encontre des faits. Il a ajouté qu'il y avait de nombreux inconnus au début de l'épidémie et qu'il a fallu du temps pour rassembler des preuves et déterminer les caractéristiques du nouveau virus.

Le gouvernement chinois n'a rien retardé ni dissimulé quoi que ce soit, a-t-il dit. Au lieu de cela, nous avons immédiatement communiqué les données sur le virus et les informations pertinentes sur l'épidémie à la communauté internationale et apporté une contribution importante à la prévention et au contrôle de l'épidémie partout dans le monde.

Il a détaillé une série d'actions du gouvernement à partir d'un calendrier qui figure dans le rapport publié par Pékin. Le calendrier indique que la Chine a commencé à informer régulièrement l'OMS le 3 janvier et que le chef du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies a informé le chef des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies des États-Unis (CDC), le 4 janvier.

Les responsables américains ont critiqué la lenteur de la réponse de la Chine, ce qui a contribué à détériorer les relations américano-chinoises déjà tendues.

Interrogé sur la manière dont la Chine rétablirait ses relations avec le reste du monde, le vice-ministre des Affaires étrangères Ma Zhaoxu a déclaré que la coopération pendant la pandémie avait amélioré les liens avec la plupart des autres pays.

Sans nommer les États-Unis, il a déclaré : Certains pays vont à contre-courant de l'histoire. Pour masquer leur réponse inadéquate à la COVID-19, ils ont insensiblement sali et calomnié la Chine... En réponse à une telle pratique de boucs émissaires, la Chine ripostera certainement.

Le rapport, qui compte 84 pages dans la version anglaise, félicite le succès de la Chine à réduire l'augmentation quotidienne de nouveaux cas et souligne également la victoire décisive [...] contre le virus dans la province de Hubei et sa capitale de Wuhan après environ trois mois.

Wuhan, où les premiers cas de nouveau coronavirus ont été détectés à la fin de l'année dernière, a été la partie de la Chine la plus touchée par l'épidémie. La ville et une grande partie de la province de Hubei ont été mises en quarantaine pendant plus de deux mois pour ralentir la propagation du virus dans le reste du pays.

Le rapport attribue au dirigeant chinois Xi Jinping la décision du 22 janvier d'isoler Wuhan du reste du monde en coupant les liaisons de transport et en interdisant aux gens de quitter la ville ou d'y entrer.

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