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Les pourvoyeurs touristiques sont heureux de pouvoir ouvrir, mais font face à des défis

camp de chasse.

Un camp de chasse et de pêche.

Photo : Radio-Canada

Après avoir obtenu l’autorisation du gouvernement provincial, des pourvoyeurs touristiques se préparent à ouvrir leurs portes, mais ne sont pas au bout de leurs peines.

Les locations à court terme de cabines et de chalets peuvent reprendre depuis vendredi dernier, en même temps que celles de condos et de bed & breakfast. Le gouvernement de Doug Ford en a fait l’annonce la journée précédente.

L’association Nature and Outdoor Tourism Ontario (NOTO) avait fait pression sur le gouvernement en ce sens.

L’association et ses membres se réjouissent de l’annonce mais ont été quelque peu surpris par le court préavis.

Vraiment, il faudra du temps aux opérateurs pour mettre en place les protocoles de santé et de sécurité et de récupérer du personnel.

Laurie Marcil, directrice générale de Nature and Outdoor Tourism Ontario

Le propriétaire de l’entreprise de chasse et de pêche Good Times Outfitters de Cochrane, Jean-Luc Brousseau, estime qu’il pourrait s’écouler encore deux à trois semaines avant qu’il puisse accueillir des clients.

Ce sont de bonnes nouvelles qu'on peut ouvrir. Toutefois, personnellement je ne suis pas prêt tant que je ne connais pas les protocoles qui vont nous être exigés, affirme-t-il.

Mme Marcil souligne que son organisation aide à développer les protocoles liés à la COVID-19 pour permettre aux pourvoyeurs d’accueillir leurs clients de façon sécuritaire.

Une femme en entrevue

La directrice générale de Nature and Outdoor Tourism Ontario, Laurie Marcil, dit que les pourvoyeurs touristiques font face à plusieurs défis en raison de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Grégoire

Clientèle non accessible

NOTO indique que la réouverture permettra à des pourvoyeurs d’essayer de récupérer une partie des pertes subies jusqu’à maintenant en raison de leur fermeture.

Une des difficultés est la fermeture de la frontière avec les États-Unis.

Il y a des défis. Il y en a plusieurs dont les clients proviennent des États-Unis, donc ils doivent regarder vers le marché domestique pour combler le vide, souligne Mme Marcil.

Jean-Luc Brousseau estime que 75 à 80 % de sa clientèle est américaine

Ainsi, Il a perdu de tels clients pour la chasse à l’ours printanière en mai et pour la pêche, ce mois-ci.

Cela aurait été notre meilleure année depuis 2015, soit depuis que nous sommes en affaires, mais avec la covid, ça va être notre pire.

Jean-Luc Brousseau, propriétaire de Good Times Outfitters à Cochrane

Malgré la réouverture, NOTO continue de demander une aide du gouvernement provincial pour les pourvoyeurs, afin de leur permettre de survivre à la crise.

Lors d’un sondage effectué par l’association le mois dernier, Mme Marcil souligne qu’un grand nombre de pourvoyeurs craignaient être obligés de fermer leurs portes de façon définitive.

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