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Aînés en détresse : les militaires pourraient être appelés à témoigner

Une militaire avec un masque.

Des centaines de militaires canadiens ont été déployés dans des résidences pour personnes âgées en Ontario et au Québec.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Presse canadienne

Les membres des Forces armées canadiennes travaillant dans des foyers de soins de longue durée pourraient témoigner dans le cadre de poursuites contre des établissements.

En avril et mai, des centaines de militaires ont été déployés dans environ 25 foyers de soins durement touchés par la COVID-19 en Ontario et au Québec.

Des rapports militaires accablants indiquent que les troupes ont constaté des abus et de la négligence dans des foyers, notamment des infestations d'insectes, une alimentation agressive des résidents (jusqu'à l'étouffement), des saignements et des résidents qui ont pleuré pendant des heures, demandant de l'aide.

Des recours collectifs en Ontario et au Québec

Stephen Birman et Lucy Jackson, du cabinet d'avocats Thomson Rogers, mènent un projet de recours collectif de 20 millions de dollars intenté contre Altamonte Care Community, au nom des résidents du centre torontois et de leurs familles.

Ils disent que les observations des troupes pourraient être essentielles pour prouver les réclamations. Ils comptent essayer de recueillir les déclarations des membres du service, dans le cadre du recours.

Les militaires sont en mesure de fournir des preuves très utiles, explique Stephen Birman. Ils sont entrés en tant que tierce partie, en tant qu'observateurs objectifs. Ils ont vu et identifié une situation horrible et choquante qui n'aurait peut-être jamais été révélée à ce point, sans leur participation.

Le rapport sur le centre Altamonte inclut des allégations selon lesquelles la plupart des résidents n'ont pas eu leurs médicaments et qu'ils n'ont pas été nourris de façon appropriée.

On peut aussi y lire que beaucoup d'entre eux ont été laissés au lit pendant de longues périodes, sans avoir été déplacés ou lavés. La pénurie de personnel et la formation suscitaient également des inquiétudes.

Le ministère de la Défense nationale affirme que les militaires ont l'obligation de faire part de leurs observations lors de toute mission. Il reconnaît aussi que l'armée peut être appelée à témoigner dans le cadre de procédures judiciaires.

Au Québec, deux CHSLD sont visés par une demande en recours collectif, à savoir la résidence Herron, dans l’ouest de Montréal, et celle de Sainte-Dorothée, à Laval.

Fin des opérations

Au Québec, l'armée pourrait rester en place jusqu'en septembre, dans les établissements de soins de longue durée. Des discussions sont en cours entre Ottawa et le gouvernement provincial.

En Ontario, les responsables ont confirmé dimanche que les opérations dans la résidence Orchard Villa à Pickering, avaient pris fin. Les militaires semblaient prêts à se diriger vers un autre centre à Vaughan, au nord de Toronto.

La semaine dernière, il y avait plus de 1000 militaires dans 15 établissements de soins de longue durée au Québec, et près de 500 dans 5 foyers de l'Ontario.

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