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Des organismes appréhendent les effets de la pandémie sur les plus vulnérables

Un dame âgée conte ses sous, posés sur une table devant elle.

La crise pourrait avoir un impact sur certaines catégories de la société, notamment les personnes âgées et les femmes.

Photo : iStock

Selon l'Observatoire de l'Abitibi-Témiscamingue, près de 19 000 personnes de la région vivent avec un faible revenu, soit près de 1 personne sur 7.

Dans son plus récent portrait de la région qui s'intéresse à la pauvreté, basé sur le dernier recensement de Statistiques Canada, l'organisme affirme que le phénomène se manifeste de plusieurs façons, notamment dans l'accès au logement, à la nourriture et à la réussite à travers l'éducation.

Une pauvreté qui touche tous les groupes d'âge, les aînés, les femmes, les personnes seules et les travailleurs à faible salaire entre autres.

Marielle Collini est assise devant un ordinateur à son bureau.

Mariella Colllini, agente de recherche à l'Observatoire de l'Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

Un phénomène qui peut s'accentuer en raison de la crise sanitaire, avec comme conséquence une plus grande pression sur les organismes communautaires, insiste l'agente de recherche de l'Observatoire l'Abitibi-Témiscamingue, Mariella Collini.

C'est clair qu'il va y avoir une certaine catégorie de la population qui va probablement avoir encore plus de difficultés au niveau financier. Si ceux qui l'étaient déjà avant la pandémie pouvaient être à risque, c'est sûr que la pandémie ne doit pas les favoriser.

Mariella Collini

Mariella Collini ajoute qu'il faut aussi avoir à l'esprit l'impact possible [de la crise] sur certains jeunes qui n'ont pas été à l'école depuis un certain temps et leur motivation. Et quand on regarde les chiffres sur notamment les inégalités de santé, on constate entre autres que les personnes qui vivent avec la faible revenu vont être plus nombreux à vivre ce stresse psychologique.

De la pression sur les organismes communautaires

Les organismes communautaires de la région constatent une augmentation de la clientèle en raison de la pandémie.

Les organismes qui offrent de l'aide alimentaire, de l'hébergement d'urgence ou qui œuvrent en santé mentale sont les plus sollicités ces derniers temps.

Une campagne de Centraide montre un homme âgé avec le slogan Ici, avec coeur, en situation de crise mondiale.

Centraide Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec (ATNQ) constate une hausse de la clientèle des organismes communautaires.

Photo : gracieuseté

Ils qui redoutent d'ailleurs une dégradation des conditions de vie de certaines catégories, explique Mélanie Perreault, directrices régionales Centraide Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec (ATNQ).

On en est déjà témoin et on appréhende un peu le faire que ça se poursuive pendant plusieurs mois, voire quelques années.

Mélanie Perreault

Elle affirme qu'il y a des gens qui n'étaient pas nécessairement clients au sein des différents services de première ligne avant qui se sont manifestés pendant.

Et ce qu'appréhende aussi les organismes, si on pense aux jeunes par exemple qui ont vécu beaucoup de confinement, moi je parle avec des partenaires du réseau scolaire entre autres où il y a des inquiétudes par rapport au raccrochage de certains jeunes, précise-t-elle.

Mélanie Perreault rappelle aussi que les gens qui vont avoir été fragilisés au niveau financier, par rapport à des baisses de salaire ou des pertes d'emploi, ça des fois c'est difficile à récupérer. Il y a aussi toute la question de la santé mentale. Nos partenaires, nos organismes qui œuvrent pour soutenir la clientèle qui ont des problématiques de santé mentale, on observe une grande augmentation des problématiques liées à l'anxiété.

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