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Le patron de Facebook joue l'apaisement après une semaine de tensions

Mark Zuckerberg porte un chandail noir.

Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, en octobre 2019

Photo : afp via getty images / ANDREW CABALLERO-REYNOLDS

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, veut réexaminer les règlements qui l'ont conduit à ne pas modérer des messages polémiques de Donald Trump, après une semaine de contestations à l'interne.

Nous allons passer en revue nos règles qui autorisent la discussion et la menace du recours à la force par un État, pour voir si nous devrions adopter des amendements, a-t-il déclaré sur son profil vendredi, dans une note adressée à son personnel.

Au premier chef, l'usage excessif de la force. Étant donné l'histoire sensible des États-Unis, cela nécessite une attention particulière, a-t-il ajouté.

Contrairement à Twitter, Facebook avait décidé de ne pas intervenir contre un message du président américain au sujet des manifestations en soutien à George Floyd, qui ont parfois dégénéré en émeutes. Quand le pillage commence, les tirs commencent, écrivait Donald Trump sur Twitter, Facebook et Instagram le 29 mai dernier.

La mort de George Floyd, un Afro-Américain asphyxié par un policier blanc à Minneapolis, suscite une vague de révolte contre les violences policières et le racisme aux États-Unis.

Je veux reconnaître que la décision que j'ai prise la semaine dernière a énervé, déçu ou blessé nombre d'entre vous, indique le fondateur du réseau social planétaire.

Dans les jours qui ont suivi les messages controversés du président américain, plusieurs dizaines de membres du personnel de Facebook ont exprimé leur mécontentement, en public ou non. Ces personnes ont organisé une grève virtuelle lundi, et au moins deux ingénieurs ont démissionné.

Facebook fournit une plateforme qui permet aux hommes politiques de radicaliser des individus et de glorifier la violence, s'est ainsi indigné l'un d'entre eux, Timothy Aveni.

Mark Zuckerberg détaille sept domaines dans lesquels sa société envisage de faire des progrès, tout en précisant qu'il n'y aura peut-être pas des changements partout.

Outre les contenus sur le recours à la force, il entend se pencher sur la protection de l'intégrité des élections.

J'ai confiance dans les mesures que nous avons prises depuis 2016. [...] Mais il y a de fortes chances que la confusion et la peur atteignent un niveau sans précédent lors du scrutin de novembre 2020, et certains essaieront sans doute de mettre cette confusion à profit, remarque le PDG.

Il répond aussi aux employés et employées qui considèrent que les minorités ne sont pas suffisamment représentées à l'interne.

Nous allons voir si nous devons faire des changements structurels pour nous assurer que les différents groupes ont bien voix au chapitre, précise-t-il.

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