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Près d'un millier de personnes marchent contre le racisme à Trois-Rivières

Des manifestants avec des masques marchent derrière un véhicule de police qui les a accompagnent.

Des Trifluviens de tous les horizons se sont réunis samedi dans le cadre d'une marche contre le racisme.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

La marche silencieuse contre le racisme qui a débuté à 14 h à l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a réuni près de 1000 personnes. Ils marchaient pour dénoncer le sort de George Floyd, un Afro-Américain mort à la suite d'une intervention policière à Minneapolis.

Cet événement était organisé par le Regroupement des amazones d’Afrique et du monde.

Une femme noire, le poing en l'air, porte un masque chirurgical.

Elvire B. Toffa est l'organisatrice de la marche contre le racisme à Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

La marche pacifique visait aussi à dénoncer le racisme ici comme ailleurs. Elle s'est faite dans un silence presque complet et tous les manifestants arboraient le couvre-visage.

Plusieurs pancartes dans la foule arboraient le slogan Black Lives Matter, du nom du mouvement américain. On pouvait aussi lire Le silence des blancs est une violence.

Un homme blanc avec un point en l'air en avant-plan. En arrière-plan, une femme brandit une affiche sur laquelle on peut lire : «Le silence des Blancs égal violence».

Il n'y a pas que des personnes issues de la communauté noire qui ont participé à la marche.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Des affiches portées par des manifestants.

De nombreuses personnes avaient des affiches sur lesquelles on pouvait lire : «Toutes les vies comptent» et Black Lives Matter, du nom du mouvement américain.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Au passage des manifestants sur le boulevard des Forges, plusieurs automobilistes klaxonnaient en appui à la manifestation.

Des manifestants tiennent une banderole sur laquelle il est inscrit : "Non au racisme."

Des manifestants ont marché dans les rues de Trois-Rivières pour dénoncer le racisme ici et ailleurs.

Photo : Radio-Canada / Martin Chabot

Des politiciens et anciens politiciens de la région y ont pris part, dont le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, l'ex-candidat à la mairie Jean-Francois Aubin et l’ancien député fédéral Robert Aubin.

Il y a eu un moment d'émotion, lors du premier arrêt des manifestants, à l'hôtel de Ville.

Après un bref discours du maire Jean Lamarche et du ministre Champagne, les applaudissements ont été nourris. Tous les manifestants ont même posé un genou au sol, signe de ralliement à la cause.

Trois personnes ont un genou posé au sol.

L'organisatrice de la marche, Elvire B. Toffa, le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, et le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Le cortège s'est ensuite dirigé au Centre d’événements et de congrès interactifs de l'hôtel Delta où la députée fédérale de Trois-Rivières, Louise Charbonneau, les attendait.

Racisme et profilage à Trois-Rivières

Les histoires de Trifluviens qui ont fait l'objet de profilage ou de propos racistes ont abondé à la manifestation.

Mustapha Kamara allait au parc Lambert pour jouer au basketball avec ses amis.

J'allais jeter un déchet. Les policiers nous ont dit qu'on était là depuis longtemps. Ils m'ont demandé mes cartes, où j'habitais. Ça a pris 15 minutes. J'ai fini par pouvoir aller jeter mon déchet, raconte M. Kamara.

Le maire de Trois-RIvières en avant-plan. En arrière-plan, une foule brandissant des affiches.

Le maire de Trois-RIvières, Jean Lamarche, a prononcé un discours à l'arrivée des manifestants à l'hôte de Ville.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Certains racontent se faire interpeller à l'occasion avec des propos racistes.

Je faisais du vélo et on m'a dit de retourner dans mon pays. Juste parce que je suis noir, c'est comme si j'étais pas à ma place, mais je suis né ici, relate Louis-David Katambwe.

Loïc Kevin Ziemei, étudiant en biochimie et biotechnologie à l'UQTR, raconte que certaines situations peuvent être subtiles. Selon lui, le milieu académique est toutefois très inclusif.

J'ai eu affaire à la police l'an passé et je me suis senti protégé. Le policier m'a demandé si j'allais bien. Il m'a donné sa carte pour me dire : "S'il y a quoi que ce soit, n'hésite pas à m'appeler, je serai là pour t'écouter" [...] ,mais des gens avec la même couleur de peau que moi ailleurs ne se sentent pas protéger, souligne M. Ziemei.

Pour l'organisatrice de la marche, il est temps de trouver des solutions.

On va arrêter de faire l'autruche, ça existe. Maintenant, concrètement, qu'est-ce qu'on fait? On veut pas de victimiser. Il y a une problématique. On est des êtres intelligents. Trouvons une solution, martèle Elvire B. Toffa.

D'après des informations de Sarah Désilets-Rousseau et Alexandre Lepoutre

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