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Une famille risque d'être expulsée à cause de ses enfants bruyants pendant la pandémie

Un couple et ses trois enfants.

La famille Abakirov recherche un nouveau logement.

Photo : Radio-Canada / Omar Dabaghi-Pacheco/CBC

CBC

Une famille d'Ottawa avec trois jeunes enfants est à la recherche d'un nouveau logement après avoir reçu un avis d'expulsion suite à des plaintes selon lesquelles les enfants étaient trop bruyants à la maison pendant l'isolement.

D'abord, c'était de l'incrédulité, puis de la colère, [ensuite] de la frustration, a déclaré Janybek Abakirov, qui travaille dans une banque depuis l'appartement familial situé au troisième étage, pendant que sa femme s'occupe de leur nouveau-né et de leurs deux garçons, âgés de deux et quatre ans. Le bureau de la direction nous dit de quitter la propriété dans les trois semaines à cause des plaintes pour nuisances sonores dues à nos enfants.

M. Abakirov a déclaré qu'il avait déjà connu des tensions avec un voisin d'en bas dans l'immeuble d'appartements du chemin Richmond. Depuis le début de la pandémie, ces tensions se sont exacerbées.

À la fin du mois dernier, il a reçu un avis d'expulsion détaillé de son propriétaire. L'avis détaille les plaintes relatives au bruit sur une période de quatre semaines, y compris les sauts, les cris et les courses.

Les écoles et les garderies étant fermées, M. Abakirov a déclaré que lui et sa femme faisaient de leur mieux pour occuper leurs enfants.

[Nous] essayons de les encadrer autant que possible, en nous assurant qu'ils sont occupés avec différents jeux, livres, parfois des dessins animés, mais, hé, les enfants sont des enfants, a-t-il dit. Ils aiment courir partout.

Invoquant des problèmes de confidentialité, les Appartements Britannia By The Bay ont refusé les demandes d'entrevue de CBC, mais, dans un courriel, le vice-président senior Mark Hales reconnaît que ses locataires traversent une période difficile.

Cependant, lorsque les niveaux de bruit sont problématiques de façon répétée, nous avons l'obligation de suivre le cadre provincial qui est en place pour gérer ce type de situation, a écrit M. Hales.

Des tensions à la hausse

Selon les experts juridiques, durant cette pandémie, ce type de conflits et de plaintes entre locataires s'est multiplié.

Cuisiner, fumer sur les balcons, les nuisances sonores... Tout cela est en hausse, car tout le monde est obligé de rester à la maison. Plus personne n'a le droit de s'éloigner de son voisin. Ils sont à la maison 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, a déclaré l'avocat Rodrigue Escayola.

La Commission des propriétaires et des locataires de l'Ontario doit décider si ces plaintes constituent un comportement normal, même si la période est anormale.

Cette perturbation est-elle spécifique à la crise sanitaire actuelle qui oblige les gens à rester chez eux? Si c'est le cas, je pense que l'organe de décision serait plus souple.

Rodrigue Escayola, avocat

Il a ajouté que les audiences de la Commission des propriétaires et des locataires sont suspendues en Ontario jusqu'à ce que les mesures d'urgence soient levées.

Après des mois de stress et des semaines de plaintes, M. Abakirov a déclaré qu'il n'avait pas l'intention de faire appel.

Je pourrais faire appel et je pourrais gagner, mais au final, est-ce un environnement sain pour mes enfants? s'interroge-t-il.

Au lieu de cela, sa famille est actuellement à la recherche d'une nouvelle maison, mais il espère que son histoire fera réfléchir les autres locataires aux défis que certaines familles doivent relever.

Je comprends que les temps sont difficiles, mais en même temps, ce sont des enfants, et les enfants ont aussi des droits, a déclaré M. Abakirov. J'espère juste qu'il y a un peu de compréhension autour de nous.

Avec les informations de CBC

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