•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un mouvement de colère mondial aux ramifications locales

De Hambourg à Séoul, les manifestants dénoncent des exemples locaux de discrimination raciale.

Des dizaines de manifestants se font asperger d'eau par deux camions de police.

En Allemagne, la police a utilisé deux canons à eau pour disperser les manifestants rassemblés à Hambourg.

Photo : Associated Press / Christian Charisius

Radio-Canada

Ce qui a commencé à Minneapolis aux États-Unis après la mort le 25 mai dernier de George Floyd est maintenant devenu un phénomène mondial. D’un bout à l’autre de la planète, des manifestants sortent dans la rue pour s’associer au mouvement de colère contre les discriminations raciales et la brutalité policière, tout en mettant en lumière les injustices locales.

Des milliers de personnes sont descendues samedi dans les rues des grandes villes d'Europe, d'Australie et des centaines d'autres se sont aussi rassemblées à Tokyo et à Séoul.

À Hambourg, dans le nord de l'Allemagne, les policiers ont utilisé des canons à eau pour tenter de disperser les manifestants, tandis qu'à Berlin les protestataires ont pu remplir la Alexanderplatz au cœur de la ville.

En France, des manifestations ont notamment eu lieu à Paris, Lille et Lyon.

Dans la capitale, quelques centaines de personnes se sont rassemblées dans le calme, place de la Concorde et rue Royale, bloquée par des camions des forces de l'ordre. Des barrières avaient été montées sur la place, empêchant d'approcher de l'ambassade des États-Unis située non loin de là, à proximité de l'Élysée.

Deux hommes à genoux manifestent devant deux policiers.

Un important dispositif policier a été déployé dans tout le quartier alors que la préfecture de police avait interdit ce rassemblement, ainsi qu'un autre prévu ultérieurement sur le Champ-de-Mars près de la tour Eiffel.

Photo : Associated Press / Michel Euler

La préfecture a justifié son interdiction par la crise sanitaire liée à la COVID-19, mais aussi par les incidents survenus mardi soir dans le nord de Paris lors d'une précédente manifestation à la mémoire d'Adama Traoré, un jeune homme noir de 24 ans mort en 2016 dans des conditions controversées lors d'une opération de police que ses proches comparent au décès de George Floyd.

Une foule importante s'est également rassemblée à Londres aux abords du parlement de Westminster, malgré le mauvais temps.

Des manifestants masqués brandissent des pancartes dénonçant le racisme, le poing en l'air.

Une foule importante a manifesté à Londres.

Photo : Reuters / Henry Nicholls

D'autres manifestations sont aussi prévues durant le week-end en Espagne, aux Pays-Bas, en Belgique et en Hongrie, avec souvent, comme à Paris, des messages relatant des cas particuliers survenus dans chaque pays.

L'Asie et l'Océanie bravent la pandémie

Dans la capitale japonaise, Tokyo, les manifestants ont défilé non seulement en soutien au mouvement « Black Lives Matter », mais aussi pour dénoncer le traitement d'un Kurde affirmant avoir été brutalisé et plaqué au sol par la police lors de son arrestation.

Je veux montrer qu'il y a du racisme maintenant au Japon, a dit Wakaba, une lycéenne de 17 ans brandissant avec son amie Moe une pancarte avec les mots Si vous n'êtes pas en colère, c'est que vous n'êtes pas attentifs.

Des dizaines de personnes se tiennent debout, immobiles, pour manifester en solidarité avec George Floyd.

Des manifestants se sont rassemblés dans le centre de Tokyo, au Japon, en solidarité avec George Floyd.

Photo : Associated Press / Eugene Hoshiko

Pendant ce temps, plusieurs dizaines de Sud-Coréens et de résidents étrangers se sont rassemblés à Séoul. Certains portaient des masques noirs sur lesquels était inscrit en coréen « Je ne peux pas respirer », reprenant ainsi les derniers mots prononcés à plusieurs reprises par George Floyd alors qu'il était plaqué au sol par des policiers.

Des gens portant des masques marchent dans la rue en brandissant des pancartes.

Une manifestation a eu lieu à Séoul, en Corée du Sud.

Photo : Reuters / HEO RAN

D'autres ont participé à une « manifestation virale » en ligne.

La Corée du Sud est en train de devenir une société multiculturelle, a dit l'organisateur Shim Ji-hoon. J'ai donc proposé cette manifestation pour éveiller les consciences sur la discrimination raciale et permettre un monde de vivre-ensemble.

En Australie, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi à travers le pays pour dénoncer les inégalités raciales, bravant les consignes du gouvernement en lien avec la pandémie de COVID-19.

Le défilé prévu à Sydney a été autorisé, quelques minutes avant son départ, par une décision de justice, revenant sur une précédente interdiction.

Le fait qu'ils aient essayé de nous empêcher de défiler, cela donne encore plus envie aux gens de le faire, a estimé Jumikah Donovan, parmi la foule à Sydney.

Le premier ministre Scott Morrison avait demandé vendredi aux manifestants de rester chez eux, en raison de la crise sanitaire : Trouvons une meilleure manière d'exprimer ces émotions, sans mettre en danger sa propre santé.

Beaucoup de manifestants se sont aussi enroulés dans des drapeaux autochtones pour dénoncer le traitement par la police australienne des premiers peuples sur son territoire.

Quatre hommes autochtones manifestent en habits traditionnels.

Au-delà du taux élevé d’emprisonnement chez les Autochtones, plus de 400 d'entre eux sont morts au cours des trente dernières années alors qu’ils étaient détenus par la police.

Photo : Getty Images / Lisa Maree Williams

À Brisbane, la police estime que 10 000 personnes ont participé à un rassemblement pacifique. Des manifestations ont aussi lieu à Melbourne, Adélaïde et dans d'autres villes australiennes.

Aux États-Unis, épicentre des revendications, Washington pourrait aussi connaître ce samedi l'une des plus grandes manifestations jamais organisées dans la capitale fédérale des États-Unis a annoncé le chef de la police de la ville, alors que le pays s'apprête à vivre une 12e journée d'affilée de rassemblements contre les discriminations raciales et les méthodes de la police américaine.

Sur les réseaux sociaux, certains ont appelé à une manifestation d'un million de personnes.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Société

International