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Les agents correctionnels demandent une prime pour leur travail

L'affiche de l'établissement de détention de la prison Talbot, à Sherbrooke.

La prison Talbot, à Sherbrooke, en hiver.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec demande au gouvernement d'accorder une prime à ses membres en ce temps de pandémie afin de reconnaître la valeur de leur travail. Pour diffuser le message, le syndicat a installé des panneaux aux abords des centres de détention de la province, dont celui de Sherbrooke.

Les centres correctionnels ont été reconnus comme un service essentiel dès le début de la crise de la COVID-19, mais le syndicat maintient que le gouvernement doit aller plus loin et offrir une prime. Le gouvernement, à part de nous dire merci à la télévision, il n’y a pas eu d’acte pour nous reconnaître [...] dans notre travail, fait savoir Mathieu Lavoie, président du syndicat au Québec.

De plus, les agents étaient au front chaque jour depuis l’arrivée du coronavirus et ils s’exposaient quotidiennement aux risques, fait-il savoir.

On doit porter des équipements de protection comme dans [le milieu] de la santé, comme dans les CHSLD. On doit faire face à l’anxiété, aux tensions et au risque de contamination, mais il n’y a pas plus de reconnaissance.

Mathieu Lavoie, président du syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec

M. Lavoie souligne également qu’au début de la pandémie, le gouvernement de François Legault avait promis une prime pour les agents correctionnels, mais qu'ils ont retiré l’offre deux semaines après.

Des conditions de travail difficiles

Même si la crise de la COVID-19 a exacerbé la difficulté des conditions de travail des agents correctionnels, celles-ci se sont dégradées au fil des dernières années, selon M. Lavoie. On a de plus en plus de mal à recruter, on a de la misère à retenir nos employés, on a de plus en plus de démissions et de départs volontaires et on voit aussi une explosion du temps supplémentaire, constate-t-il.

La prime souhaitée par le syndicat se situe à environ 8 % du salaire, comme c’est actuellement le cas dans le réseau de la santé.

Des moyens de pression supplémentaires sont envisagés dans les prochaines semaines, selon Mathieu Lavoie.

Nous avons contacté le ministère de la Sécurité publique pour avoir une réaction sur ce dossier. Au moment d’écrire ces lignes, nous n’avions pas reçu de réponse de sa part.

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