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Les centres d’entraînement et d’escalade impatients de rouvrir

Des poids dans une salle d'entraînement.

Les centres d’entraînement sont toujours en attente d’une date de réouverture.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Alors que le gouvernement a autorisé la reprise de certaines activités sportives extérieures à partir de lundi prochain, les centres d’entraînement et les centres d’escalade sont toujours en attente d’une date de réouverture.

À Bromont, Frédérique Marseille, propriétaire du centre d’escalade Backbone, a du mal à comprendre pourquoi il n’est toujours pas possible de rouvrir son centre qui est fermé depuis le 16 mars. Surtout qu’elle estime être en mesure de pouvoir opérer de manière sécuritaire. Je suis convaincue à 100 % que c’est possible, lance-t-elle, d’emblée.

Frédérique Marseille, propriétaire du centre d’escalade Backbone, à Bromont.

Frédérique Marseille, propriétaire du centre d’escalade Backbone, à Bromont, a du mal à comprendre pourquoi il n’est toujours pas possible de rouvrir son centre.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Avec tous les autres propriétaires des centres d’escalade du Québec, on a fondé de façon plus ou moins officielle, une association et on s’est tous mis d’accord pour un plan d’action, explique-t-elle.

Suffisamment d’espace pour rouvrir

Mme Marseille estime que son centre est suffisamment spacieux pour recevoir sa clientèle tout en respectant les règles de distanciation physique. Ça fait du sens dans un centre d’escalade d’être plusieurs personnes et de pouvoir garder une distance. Avec le lavage des mains et toutes les autres mesures généralisées un peu partout, je pense que ça se fait, poursuit-elle.

Il y a comme un sentiment d’injustice pour tous les sports d’intérieur.

Frédérique Marseille, propriétaire du centre d’escalade Backbone, à Bromont

La jeune femme pense qu’une fermeture à long terme aura indéniablement des conséquences sur son entreprise. Les aides gouvernementales offertes aux entreprises pour passer à travers de la crise étaient majoritairement des prêts, tient-elle à souligner.

Ce sont des prêts avec un taux intéressant, mais on s’endette toujours de plus en plus. On en a profité pour faire des réparations et de petits ajustements. Mais on préférerait de loin être ouverts, poursuit-elle.

Certaines salles d’entraînement en mode survie

Les salles d’entraînement demeurent fermées depuis le début de la crise de la COVID-19 dans la province. Certaines d’entre elles tentent de profiter de l’assouplissement de certaines règles pour survivre. C’est le cas de CrossFit de Bromont qui dispose d’une grande cour et qui pourra tenir certaines activités à l’extérieur. Une chance qui n’est pas donnée à tout le monde.

On a la chance ici d’avoir un setup qui nous permet d’avoir des plateformes qui respectent les deux mètres de distanciation et qui nous permet d’offrir des cours qui ressemblent à ceux qu’on avait l’habitude d’offrir à l’intérieur, souligne Tatiana Contreras, copropriétaire de Crossfit Bromont.

Cette dernière reconnaît néanmoins qu’à long terme, cette formule ne sera pas viable financièrement. Au moins, ça va nous apporter un certain revenu. Mais c’est sûr que ça ne sera pas l’achalandage de l’intérieur. Les gens qui habituellement préfèrent s’entraîner dehors, ils vont vers le vélo, la randonnée. Beaucoup de [nos habitués] attendent lorsqu’on va rouvrir à l’intérieur, lance-t-elle.

Tatiana Contreras estime qu’il serait possible d’opérer avec des groupes réduits à l’intérieur tout en adoptant un protocole. Ça serait facile de faire des petits groupes, d’être séparés ou même de faire des cours privés, explique-t-elle. On comprend qu’il faut que ça soit graduel. Mais c’est décevant de voir le peu d’importance qu’occupe le conditionnement physique, regrette Tatiana Contreras.

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