•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un rorqual à Montréal : des observateurs trop curieux passibles d'amendes

Des enquêtes visant des personnes qui se sont retrouvées au-delà de la limite permise pour l’observation de la baleine sont en cours.

Une dizaine de personnes sont installées sur la rive pour observer la baleine.

Il est permis d'observer le rorqual à bosse depuis la rive. La loi exige de rester à une distance de 100 mètres de l'animal.

Photo : Radio-Canada / Daniel Thomas

Radio-Canada

Le rorqual à bosse qui erre depuis bientôt une semaine dans les eaux du fleuve Saint-Laurent, près du port de Montréal, continue d’attirer les curieux. Quelques-uns ont toutefois voulu l’admirer de trop près et s’exposent désormais à des amendes.

Le ministère a noté que plusieurs personnes tentent de s’approcher de l’animal à bord de petites embarcations, comme des kayaks ou des bateaux à moteur.

En vertu du Règlement sur les mammifères marins, une distance minimale de 100 mètres est exigée pour l’observation des baleines, des dauphins et des marsouins.

Or, certains n’ont pas respecté cette limite et font désormais l’objet d’enquêtes, a indiqué le ministère, sans préciser leur nombre.

Selon la Loi sur les pêches et le Règlement sur les mammifères marins, toute personne qui ne respecte pas la réglementation en vigueur pourra être arrêtée par les agents des pêches et poursuivie sous la Loi sur des pêches, rappelle Pêches et Océans Canada.

Les contrevenants sont passibles d’une amende pouvant aller jusqu’à 100 000 $.

La présence d’embarcations à proximité [de la baleine] peut causer du stress ou des blessures à l’animal et être risquée pour la sécurité des observateurs eux-mêmes.

Pêches et Océans Canada

Afin de s’assurer que personne ne vient importuner le rorqual à bosse, des agents de Pêches et Océans Canada et du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) patrouillent sur le fleuve.

Lorsque l’escouade nautique se retire, des agents sont tout de même postés sur la terre ferme, précise-t-on.

La baleine à la surface de l'eau.

Le 5 juin, le rorqual à bosse a été aperçu dans le chenal Le Moyne, entre l’île Notre-Dame et l’île Sainte-Hélène.

Photo : Radio-Canada / Daniel Thomas

Des équipes du Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins (RQUMM) documentent aussi le comportement de l’animal. Aux dernières nouvelles, il se trouvait dans le chenal Le Moyne, entre l’île Notre-Dame et l’île Sainte-Hélène.

La présence d’un rorqual à bosse dans ce secteur du fleuve Saint-Laurent est rarissime. On ignore encore ce qui l’a mené jusqu'à cet endroit.

Selon le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM), qui suit de près l’activité de ce visiteur exceptionnel, plusieurs hypothèses peuvent être envisagées. On peut penser, par exemple, que la baleine a suivi des proies. On peut aussi imaginer qu’elle est désorientée ou perdue, peut-on lire sur sa plateforme.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Faune marine

Environnement