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Republic Records arrêtera d'utiliser le qualificatif « urbain » pour sa musique

Le chanteur canadien The Weeknd sur scène.

Le chanteur canadien The Weeknd est l'un des nombreux artistes de renom de la maison de disques Republic Records.

Photo : Getty Images / MARTIN BUREAU

Agence France-Presse

L'étiquette Republic Records a annoncé vendredi qu'elle arrêterait d'utiliser le mot « urbain » pour désigner ses artistes rap et rhythm and blues, qui étaient nombreux à dénoncer ce qualificatif qu'ils considèrent comme trop vague et associé trop facilement aux artistes noirs.

La maison de disques, qui fait partie du Universal Music Group, a annoncé que ce terme ne serait plus employé pour décrire des genres musicaux.

Nous encourageons le reste de l'industrie musicale à en faire de même, a écrit Republic Records sur Instagram, soulignant l'importance de ne pas adhérer aux structures démodées du passé.

Les États-Unis sont actuellement le théâtre de nombreuses manifestations réclamant la fin des inégalités raciales après la mort de George Floyd, un homme noir, sous le genou d'un policier blanc, le 25 mai à Minneapolis.

Dans ce contexte, Universal a annoncé faire don de 25 millions de dollars à un fonds soutenant un groupe de travail pour le changement et la justice sociale.

Son grand rival Warner a pour sa part promis 100 millions de dollars pour soutenir des actions caritatives liées à l'industrie musicale, à la justice sociale et aux luttes contre la violence et le racisme.

Cette nouvelle intervient après que le chanteur canadien The Weeknd, sous contrat avec Republic, a fait don de 500 000 dollars à plusieurs groupes, dont Black Lives Matter.

Selon le magazine spécialisé Billboard, l'utilisation du terme « urbain » date du milieu des années 1970, quand Frankie Crocker, un DJ noir de New York, a utilisé l'expression « contemporain urbain ».

L'utilisation de ce terme à l'époque était différente de celle d'aujourd'hui, qui contribuerait, selon les critiques, à marginaliser les artistes noirs.

Après les derniers prix Grammy, en janvier à Los Angeles, le rappeur Tyler, The Creator avait expliqué aux journalistes ne pas aimer ce mot, qui est également utilisé dans l'industrie musicale française.

C'est dommage que, lorsque les gens qui me ressemblent font quelque chose qui mélange les genres, on nous mette toujours dans la catégorie "rap" ou "urbaine", avait-il déclaré.

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