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Le Grenier boréal double sa production pour nourrir la Minganie

Les semences à la coop Le Grenier Boréal

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Radio-Canada

En Minganie, la hausse anticipée du prix des fruits et légumes à l’automne pousse la coopérative de solidarité agroforestière Le Grenier boréal à revoir ses objectifs et à produire au maximum cet été. La coop souhaite assurer la sécurité alimentaire de la population locale.

On sait que le prix des fruits et des légumes va augmenter de peut-être 30 % à 40 %, prévoit Alex Beaudin, coordonnateur des cultures fruitières et produits forestiers non ligneux. On sait que c’est déjà très cher en Minganie.

Alex Beaudin est près d'une clôture aux champs de la coopérative.

Alex Beaudin, coordonnateur des cultures fruitières et produits forestiers non ligneux à la coop Le Grenier boréal

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Le Grenier passe en vitesse supérieure. On a décidé de créer un plan de production afin d’augmenter [de façon importante] notre production d’ici l’année prochaine, fait savoir Alex Beaudin.

Les administrateurs de la coopérative envisageaient la réorganisation de leurs champs à l’été 2020. Ils se préparaient à une restructuration de leurs champs et projetaient de réaménager leurs bâtiments. Pour y arriver, ils prévoyaient réduire leur production pour la saison 2020.

Mais la pandémie est venue changer la donne. Début avril, la coopérative a déposé un plan pour doubler la capacité de production.

Ce nouvel objectif est cependant compromis par des délais et même par l’annulation de subventions sur lesquelles comptait l’organisme, explique le vice-président, Charles Kavanagh.

Charles Kavanagh sourit à la caméra. Derrière lui, quelques personnes travaillent aux semences.

Charles Kavanagh, vice-président de la coop Le Grenier boréal

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

L'intérêt grandissant des Québécois pour l’agriculture leur donne espoir de surmonter ces écueils. On voit que tout le monde a pogné la piqûre, la fever, observe Alex Beaudin.

Les gens ont comme une crainte par rapport à l’autosuffisance alimentaire en région et leur propre sécurité.

Alex Beaudin, coordonnateur des cultures fruitières et produits forestiers non ligneux, Grenier boréal

Ils ont aussi envie d’apprendre l’agriculture biologique, intensive, la permaculture et donc selon eux, au Grenier boréal, c’est l’endroit par excellence dans l’est de la Côte-Nord pour venir apprendre ça, ajoute-t-il.

Avec la pandémie, j’ai plus développé le goût de faire pousser des carottes et des fines herbes chez moi, confirme la bénévole Maude Boudreau.

La bénévole Maude Boudreau

La bénévole Maude Boudreau

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Les administrateurs espèrent surtout que cet engouement naissant pour l’agriculture s’enracine pour de bon au Québec.

On espère qu’un peu partout, sur le territoire de la Minganie et de la Côte-Nord, il y aura plein d’entreprises comme la coopérative ici qui vont émerger pour le mieux-être et notre sécurité alimentaire à tout le monde, souhaite Charles Kavanagh.

Les administrateurs du Grenier boréal espèrent malgré tout recevoir l’aide attendue du fédéral.

D’après le reportage de Nicolas Lachapelle

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