•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Naissance de 10 bébés bisons au parc national Banff

Un bébé bison suit un bison adulte dans le parc national Banff.

Dix bisonneaux sont nés au parc de Banff ce printemps, ce qui porte à 45 le nombre total de bisons dans le parc national.

Photo : Parcs Canada

La population de bisons des plaines dans le parc Banff a encore grandi dernièrement, avec la naissance de plusieurs bébés. Un signe très positif alors que le projet quinquennal de réintroduction de l’animal en est à sa troisième année.

Il y a 10 bisonneaux de plus qui peuvent fouler la terre du parc national Banff depuis ce printemps. L’un d’eux fait d’ailleurs partie de la deuxième génération des bisons nés dans le parc. Il pourrait même y en avoir plus, dit Karsten Heuer, le gestionnaire du projet de réintroduction pour le parc.

Cette situation ravit les amoureux de la faune.

C'est comme de savoir qu'il y a un petit-fils ou un neveu qui vient de naître! De savoir qu'ils sont là, que la famille s'agrandit, ça me fait un peu une petite joie que le système naturel continue son bon chemin, s’enthousiasme Marie-Ève Marchand, la coordonnatrice de l’organisme Bison Belong,

L'organisme soutient depuis de nombreuses années la réintroduction du bison des prairies dans le parc national albertain.

Avec ces naissances, la harde compte maintenant 45 bisons répartis sur une aire de 1200 km. C'est 29 de plus par rapport au début du projet. Les 16 premiers bisons avaient été relâchés dans un périmètre clôturé, pour la première phase, alors que 2019 a été la première année où ils ont vécu complètement à l’état sauvage.

C’est leur maison, ils ne connaissent pas autre chose, c’est de là qu'ils viennent.

Marie-Ève Marchand, coordinatrice de l’organisme Bison Belong

Ces nouvelles naissances sont d’autant plus importantes que le bison était absent du territoire depuis plus de 140 ans, soit avant même la création parc national, en 1885.

Elles sont aussi le signe que l’espèce s’adapte de mieux en mieux à son nouvel environnement, alors que l'année dernière, seulement trois nouveau-nés étaient venus gonfler les rangs.

On est très heureux de voir ce nombre augmenter de nouveau, c’est l’un des nombreux indicateurs qui montrent que les bisons s’installent bien dans la zone de réintroduction qu’on a délimitée, explique Karsten Heuer.

La reproduction devrait continuer à suivre tranquillement son cours sans problèmes de consanguinité, puisque, selon Mme Marchand, Parcs Canada s’est assuré que la diversité génétique était suffisante.

Sur les 16 bisons réintroduits en 2017, 10 étaient des femelles de familles différentes et qui étaient enceintes de mâles différents, explique-t-elle. Les mâles de la harde originale faisaient eux aussi partie de familles différentes.

Un animal au centre de la culture autochtone

Non seulement favorise-t-il la conservation de l’espèce et est-il bénéfique à l’écosystème, mais ce projet est aussi un moyen de rétablir les liens culturels et historiques avec les peuples autochtones de la région, pour qui l'animal joue un rôle central.

C’est vraiment génial de les voir là, dehors. Cet endroit leur appartient.

Karsten Heuer, gestionnaire du projet de réintroduction du bison pour le parc national Banff

Marie-Ève Marchand affirme avoir célébré la nouvelle avec plusieurs représentants autochtones.

Jeudi, on avait les signataires du Buffalo Treaty dans un appel Zoom, on était plus de 40 en ligne, de différentes nations, en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, au Dakota du Sud, au Wyoming, au Montana et dans les nouvelles qu'on s'est données, on parlait des 10 bébés à Banff!, raconte-t-elle.

En 2022, Parcs Canada évaluera les résultats de ce projet pilote afin de déterminer si la réintroduction du bison à long terme est possible dans la région.

Selon Marie-Ève Marchand, il n’y a toutefois aucun doute sur les résultats. Si vous me demandez à moi, je pense que c’est un succès à plusieurs niveaux, affirme-t-elle. Quant à M. Heuer, lui aussi semble plutôt satisfait du travail accompli.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Alberta

Faune et flore