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Enquêtes épidémiologiques : le combat pour contrer la propagation dans la région

Les deux femmes avec masque devant un tableau.

La médecin Linda Milette (à droite) et l'infirmière Marie-Ève Lacroix (à gauche) font partie de l'équipe qui mènent les enquêtes épidémiologiques liées à la COVID-19 sur le territoire de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Photo : Radio-Canada

En temps normal, l’infirmière clinicienne Marie-Ève Lacroix s'occupe de la vaccination pour les voyageurs et des autres vaccins comme le tétanos. Mais depuis le début de la pandémie, l'infirmière a rejoint les rangs de l'équipe des maladies infectieuses du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ).

Marie-Ève Lacroix mène des enquêtes épidémiologiques. Elle a notamment comme rôle d'annoncer aux gens qu'ils ont contracté la COVID-19. Elle tente aussi de savoir quand leurs symptômes ont commencé et comment ils se sentent.

On jase, on les rassure beaucoup. Des fois, on peut placer des appels un petit peu plus fréquemment si on voit que c’est des gens plus vulnérables, explique-t-elle.

Elle appelle aussi ceux avec qui les gens atteints de la COVID-19 ont eu un contact significatif, soit durant plus de 15 minutes à moins de deux mètres, sans protection, tel qu'un masque.

Tous les [contacts] à risque élevé ou modéré, on les appelle. On leur explique la situation. On leur donne des consignes, précise Marie-Ève Lacroix.

La médecin du CIUSSS MCQ, Linda Milette, souligne l’importance de ce travail.

Pourquoi on fait une enquête épidémiologique? C’est pour briser ce qu’on appelle la chaîne de transmission, ce qui nous permet qu’on ne fasse pas tous la maladie en même temps, ce qui ferait déborder notre réseau de la santé.

Linda Milette, médecin en médecine préventive et santé publique au CIUSSS CMQ

En date du 5 juin, les autorités de la santé de la Mauricie et du Centre-du-Québec ont effectué plus 2 055 enquêtes épidémiologiques sur des cas de gens qui ont testé positif à la COVID et joint 10 776  personnes avec qui ils ont été en contact.

Les deux femmes debout dehors devant un bâtiment.

L'infirmière Marie-Ève Lacroix (à gauche) s'est joint à l'équipe du Dre Linda Milette (à droite).

Photo : Radio-Canada / François Genest

L’équipe des maladies infectieuses du CIUSSS MCQ a grossi depuis le début de la pandémie.

Ils sont une soixantaine de médecins et d'infirmières à mener des enquêtes, soit cinq fois plus que d'habitude. L’équipe compte, en temps normal, treize personnes.

Ils travaillent à partir des établissements de la santé. Le télé-travail n'est pas permis pour des raisons de protection des données.

La COVID-19 monopolise presque toute l'attention de cette équipe, les autres maladies à déclaration obligatoire, comme la méningite, la coqueluche ou la gastro-entérite, étant moins présentes que d’habitude.

Avec le confinement, il y en a eu beaucoup moins, parce que ce sont des maladies qui se transmettent entre les individus donc quand on est confiné chez nous, on s’en passe, mais moins. On a été principalement sur la COVID. Mais avec le déconfinement, ces maladies-là vont reprendre, comme la maladie de Lyme, affirme Dre Milette.

Informations supplémentaires : 

Si je suis en contact avec quelqu’un qui fait la COVID, je risque d’avoir mes premiers symptômes 5 à 6 jours après, mais ça peut aller jusqu’à 14 jours. - Linda Milette, médecin

Les [contacts à] risques élevés et modérés, au jour 7, de leur contact avec le cas, on va les envoyer faire un dépistage. Si c’est négatif, il faut quand même rester en isolement jusqu’à la fin du 14 jours, parce que le test négatif pourrait changer dans les prochains jours à la suite de symptômes qui apparaîtraient. - Marie-Ève Lacroix, infirmière

Entre le moment où on passe notre test et on reçoit l’appel de la Santé publique, il peut y avoir en moyenne 48 heures avant qu’on reçoive le résultat. - Linda Milette, médecin

Quand on vous appelle pour les cas ou contacts, c’est important d’être transparents avec nous et de nous dire vraiment votre situation. On n’est pas là pour juger, mais on est vraiment là pour stopper la propagation dans la communauté et c’est toujours en confidentialité. - Marie-Ève Lacroix, infirmière

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