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Patrice Michaud nous amène au loin avec La grande évasion

L'homme regarde à traverse un cercle formé par sa main repliée.

La grande évasion a été une sorte d'exutoire pour Patrice Michaud en cette période trouble.

Photo : Facebook @PatriceMichaud / Jérôme Landry

Radio-Canada

Trois ans après la sortie de l’album Almanach, l'auteur-compositeur-interprète originaire de Cap-Chat, en Gaspésie, nous offre La grande évasion, une nouvelle pièce qui nous fait rêver à l'été et nous donne des envies d'escapades.

Tout juste avant que la pandémie de COVID-19 ne paralyse la planète, Patrice Michaud se produisait à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, accompagné de quelque 60 membres de l’Orchestre symphonique de Québec, à l'occasion du spectacle Un Michaud sur son 36, en mode symphonique.

On sent clairement l’influence de cette collaboration sur la nouvelle pièce, dans laquelle de magnifiques arrangements de cordes, écrits par Alex McMahon et joués par le quatuor Mommies on the Run, viennent enrober la force propulsive de la batterie et de la basse.

C’est sûr que ça m’a donné des idées, à force de travailler des arrangements de cordes pendant des mois pour le spectacle symphonique. Je n’ai pas eu envie d’arrêter ça là, explique le chanteur, en entrevue avec Marie-Claude Tremblay, à l’émission Bon pied, bonne heure!.

La colonne vertébrale de cette chanson-là, il fallait que ce soit dansant, un peu punk et avec beaucoup de cordes.

Dessin d'un homme en train de pratiquer le saut à la perche.

L'illustrateur de La grande évasion, Pascal Blanchet, est connu notamment pour ses affiches rétro.

Photo : Facebook @PatriceMichaud / Pascal Blanchet

Un enregistrement à distance

Comme on pouvait s’y attendre, l’enregistrement de La grande évasion s’est déroulé en grande partie en confinement.

On avait plus ou moins une structure de chanson, mais on aimait beaucoup ce qui se passait avec la guitare basse, la batterie. Puis, une fois qu’on s’est ramassés dans la période qui nous occupe encore aujourd’hui, on s’est mis à travailler à distance. On se faisait du ping-pong de sessions.

Une expérience d’enregistrement différente qui a plu à l’artiste.

C’est sûr que l’humain me manquait, mais je n’ai pas détesté du tout travailler de cette manière-là. Ça changeait mes habitudes et c’était l’fun.

Un désir d’émancipation

Patrice Michaud mentionnait plus tôt cette semaine, sur sa page Facebook, que cette nouvelle chanson était une sorte d’exutoire pour lui. De quoi lui a-t-elle permis de se débarrasser?

Bien des affaires, vous imaginez. Ça a été une manière de canaliser différentes frustrations qui venaient avec la période qu’on traverse. Je n’avais pas envie de broyer du noir, affirme-t-il à Marie-Claude Tremblay.

Je ne voulais pas écrire une chanson sur la période qu’on vit actuellement, mais il y a quand même des échos.

Visiblement, le confinement a donné envie au chanteur de s'évader complètement.

C’est une chanson qui est empreinte de liberté et d’un désir d’émancipation, de transgresser les règles. On ne peut pas faire ça dans la vie, mais on peut faire ça dans la chanson, explique-t-il. C'est une pièce très up-tempo, qui fait danser.

Ces derniers mois, j'ai cherché à canaliser mes envies d'exploser, de désobéir, d'avoir les deux mains dans le plat de bonbons.Voici donc ma version concentrée de l'art de la fugue.

Patrice Michaud, dans la description de son vidéoclip sur YouTube

Une esthétique rétro signée Pascal Blanchet

Le vidéoclip qui accompagne La grande évasion semble tout droit sorti des années 1960, par ses thèmes et son esthétique. Patrice Michaud avoue s'être inspiré de classiques du cinéma de cette époque.

Je me suis aperçu que le langage que j’utilisais dans la chanson était très cinématographique. Au départ, c’était malgré moi, mais à un moment donné, j’ai vu cette dimension-là, explique-t-il.

La grande évasion, j’avais envie d’utiliser ce titre-là, mais je savais pertinemment que c’était le titre d’un film d’action très connu des années 1960, donc ça s’est placé tout seul.

C'est Pascal Blanchet qui signe la conception graphique de la pochette de la chanson, ainsi que les illustrations utilisées dans le clip, réalisé par Daniel Faubert et Marcella Grimaux. L'illustrateur est connu notamment pour ses affiches rétro, une inspiration évidente pour le visuel de La grande évasion.

En attendant un nouvel album de Patrice Michaud, vous pouvez suivre l'artiste sur sa page Facebook, où il publie du contenu régulièrement.

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