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Des femmes enceintes demandent le retour des conjoints et des accompagnantes à la naissance

Deux mains de femme sur le ventre d'une femme enceinte couchée sur le dos.

Des femmes enceintes demandent l'accès de leur accompagnante à la naissance aux salles d'accouchement. (Archives)

Photo : Getty Images / Mme Emil

Annie-Claude Luneau

Des accompagnantes à la naissance et des femmes enceintes de la région demandent un retour à la normale pour les suivis de grossesse et les accouchements.

Depuis le début de la pandémie, les conjoints ne sont pas admis dans les cliniques médicales pour les rendez-vous de suivi de grossesse ou encore à l’hôpital pour les échographies.

J’ai eu deux échographies, une en mars et une en mai. Il ne pouvait pas être là, raconte Alexandra Parent, qui attend son premier enfant, une petite fille, pour octobre prochain. J’ai dû y aller toute seule, il n’a jamais entendu le coeur, jamais vu d’échographie, rien.

Je dois vivre tout toute seule. Il n’a jamais vu notre fille, il n’a jamais entendu le coeur. C’est vraiment plate pour lui, c’est comme si je vivais ma grossesse toute seule. S’il fallait qu’on ait une mauvaise nouvelle, il faudrait que je l’apprenne toute seule.

Alexandra Parent, future maman

La présidente-directrice générale du Centre intégré de santé et de services sociaux a précisé vendredi après-midi qu’une personne pourrait bientôt accompagner les futures mamans lors des échographies.

On est en train de revoir la consigne parce qu’au niveau des échographies foetales, il y aura une possibilité d’accompagnement du papa ou d’une autre personne pour accompagner la maman et graduellement, il y aura des mesures comme ça d’assouplissement, a précisé la PDG du CISSS-AT, Caroline Roy.

Les accompagnantes à la naissance veulent leur place à l’accouchement

Depuis le début de la pandémie, seule une personne est permise lors de l’accouchement.

Certaines accompagnantes à la naissance demandent maintenant de retrouver leur place auprès des couples qui attendent un enfant.

Dans la région, on a très peu d’options offertes aux femmes : on n'a pas de maison de naissance, pas de sage-femme, elles ne peuvent pas accoucher à domicile et là, en plus, on leur enlève le droit d’être accompagnées par qui elles veulent, explique Alyssa Bolduc, accompagnante à la naissance en Abitibi-Ouest qui a vu la demande pour ses services augmenter pendant la pandémie.

L’accompagnement n’est pas reconnu comme une profession, alors il faut se battre pour se faire reconnaître. Dans le fond, nous autres, on est une personne neutre. Le conjoint va vivre ça à 100 % avec sa conjointe. Il va être là pour elle et il va se sentir souvent impuissant face à la douleur. L’accompagnante va proposer des positions pour aider à la douleur, gérer le trafic dans la chambre, vraiment aider à créer la bulle pour que la maman puisse se concentrer sur l’accouchement. On a vraiment un rôle complémentaire au conjoint, aux médecins et aux infirmières, ajoute Mme Bolduc.

Interrogée sur cette question, la PDG du CISSS-AT a mentionné que certaines accompagnantes à la naissance avaient été admises dans les hôpitaux de la région depuis le début de la pandémie.

Il y en a eu [des accompagnantes à la naissance], en plus du papa. Il s’agit que la maman puisse le demander à l’établissement et oui, on a donné accès à des accompagnantes à la naissance, conclut Caroline Roy.

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Abitibi–Témiscamingue

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