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Devenir préposée aux bénéficiaires, une vocation

Une personne s'apprête à désinfecter une chambre à l'Hôpital général juif de Montréal.

Le gouvernement veut former cet été 10 000 préposées aux bénéficiaires.

Photo : Radio-Canada / Martin Thibault

Des milliers de Québécois ont manifesté leur intérêt au gouvernement pour suivre la formation payée de préposées aux bénéficiaires, cet été. Ce métier, essentiel pour le bien-être de nos aînés, est une vocation.

Pour faire un bon préposé aux bénéficiaires, ça prend des gens qui ont une vocation, ça prend des gens qui ont à coeur le bien-être des personnes âgées, a souligné Julie Doyon, conseillère pédagogique au centre de formation professionnelle Fierbourg, en entrevue à Première Heure.

Les personnes inscrites à la formation recevront une bourse d'études de 760 $ par semaine, puis 26 $ de l'heure lorsqu'elles travailleront à temps complet dans un CHSLD.

Le gouvernement Legault cherche 10 000 préposées aux bénéficiaires. Environ 600 seront d'ailleurs formées à Québec, notamment au centre de formation professionnelle Fierbourg.

Julie Doyon, qui constate plusieurs lacunes dans ce programme, croit que les candidat(e)s doivent être conscient(e)s de ce que représente ce métier.

Un travail de préposé, il faut comprendre que ça va au-delà de changer des culottes d’incontinence ou de donner des soins d’hygiène, d’aider à alimenter des personnes. Il faut que ces gens-là le fassent parce qu’ils ont la vocation au fond d’eux.

Elle rappelle que cette profession requiert une grande capacité d’écoute, une grande empathie, beaucoup de respect et un sens de l’éthique exemplaire.

Une formation dès la mi-juin

La conseillère pédagogique se prépare à recevoir ces nouveaux étudiants dès la mi-juin. Si plusieurs détails sont encore à régler, Julie Doyon espère que les gens qui s’inscrivent le font pour les bonnes raisons.

La formation n’a pas encore été finalisée. On a très peu d’information de la part du Ministère à ce sujet, à savoir comment la formation s'orchestrera, qu'est-ce qui se fera à l’école, qu’est-ce qui se fera en milieu de travail, quel rôle auront les enseignants à jouer quand on sera en milieu de travail?

Plusieurs défis sont donc à surmonter, mais ce qui est primordial, croit-elle, c’est la qualité des soins qui seront donnés par ces nouveaux préposés.

Ce qu’il faut comprendre c’est que la qualité des soins ne dépend pas du nombre de personnes formées, c’est ça, l'affaire, c’est ça, notre grande préoccupation. Ça prend des gens qui sont formés, au complet, pas qui sont formés à moitié.

Julie Doyon, conseillère pédagogique au centre de formation professionnelle Fierbourg

La formation offerte est d’une durée de 375 heures sur 12 semaines, alors que le cursus complet est de 870 heures.

Elle demande au gouvernement d'obliger les étudiants à terminer leur formation avant de leur octroyer un poste. Ce qu’on souhaite et ce qu’on espère c’est que ces gens-là doivent revenir par la suite terminer leur diplôme d'études professionnelles qui leur donnera une formation vraiment complète.

À titre de comparaison, Julie Doyon explique qu’une formation en hygiène et salubrité en milieu de soins est de 525 heures. Et là, on nous demande de former des préposées aux bénéficiaires qui vont prendre soin de nos aînés vulnérables en 375 heures, je pense que les chiffres parlent d’eux-mêmes.

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