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Une dentiste réclame 6 M$ pour sa carrière ruinée par une plaque de glace

Outils de dentiste sur une table avec une chaise en arrière plan.

La Dre Anne Samson s'est fracturé le poignet droit à la suite d'une chute.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Se fracturer un poignet peut entraîner des conséquences bien différentes d'une personne à l'autre, surtout si votre travail demande beaucoup de dextérité.

Une dentiste de Québec qui n'est plus capable d'exercer son métier après une chute dans le stationnement de sa clinique intente une poursuite de plus de 6 millions de dollars.

La Dre Anne Samson reproche au propriétaire de la bâtisse où elle louait des bureaux à Charlesbourg d'avoir mal entretenu le stationnement des employés.

Neige et glace

Le 18 janvier 2019, alors qu'elle arrivait au travail le matin, une fine couche de neige recouvrait le pavé, cachant une grande plaque de glace, selon sa poursuite.

Dans le document déposé à la Cour supérieure par ses avocats, il est indiqué que la femme de 45 ans a chuté violemment, ce qui lui a causé des traumatismes multiples et complexes au bras droit.

Droitière, elle n'est plus en mesure d'accomplir son travail qui nécessite de la précision.

Il est allégué dans la requête que le propriétaire de l'édifice, Boréas immobilier, et le sous-traitant chargé de l'entretien du stationnement, l'entreprise Pousse-Vert, ont fait preuve de négligence.

Selon les alléguées de la poursuite, qui n'ont pas encore été prouvées à la Cour, aucun abrasif ni fondant n'avait été épandu le matin de l'incident.

Vente de la clinique

Au surplus, reproche la dentiste, elle et ses employées s'étaient plaintes à de multiples reprises de l'entretien du stationnement.

La carrière de dentiste-clinicienne de Dre Samson a pris fin abruptement, indiquent ses avocats dans leur recours.

Selon le document, la professionnelle a dû se résigner à vendre, à perte, sa clinique.

Elle occupe maintenant un poste de clinicienne chargé de cours à la Faculté de médecine dentaire de l'Université Laval, un emploi beaucoup moins payant.

Pertes salariales

La docteure Samson, qui prévoyait prendre sa retraite à 60 ans, s'estime donc en droit de réclamer 4,8 millions de dollars, en pertes salariales.

Elle revendique aussi une compensation de 200 000 $ pour ses dommages physiques et psychologiques, la perte de jouissance de vie et le chamboulement de sa vie professionnelle.

En ajoutant différentes autres réclamations, dont la perte liée à la vente prématurée de sa clinique, le montant de la poursuite s'élève à 6 millions de dollars.

La conjointe de la docteure Anne Samson, Marie-Claude Allard, réclame de son côté 300 000 $ supplémentaires, pour avoir subi les contrecoups de l'accident.

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