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Comment visiter la classe de maternelle en pandémie?

Une mère marchant dans la rue avec son fils et son sac à dos par une journée ensoleillée d'été.

Les élèves de maternelle visitent habituellement leur future école au mois de juin. (archives)

Photo : iStock / MaximFesenko

Cette année, les élèves qui commenceront la maternelle à la prochaine rentrée scolaire découvriront leur école d’une façon différente des cohortes précédentes.

En effet, seuls les élèves et les enseignants ont l’autorisation d’entrer à l’intérieur des écoles. Les écoles primaires de l’Abitibi-Témiscamingue tentent donc de montrer aux enfants leur future classe d’une façon différente.

Cependant, plusieurs parents, comme Marie-Ève Barbe, mère de Louis, 5 ans, qui entamera la maternelle cet automne, sont préoccupés par le peu d’informations reçues jusqu’à présent.

Normalement, on aimerait ça pouvoir lui en parler, lui demander s’il a hâte, dit-elle. En ce moment, sans dire qu’on évite le sujet, on n’ose pas trop en parler parce qu’on ne sait pas comment ça va se passer. Est-ce que dans les classes ça va être normal, on ne sait absolument rien, alors c’est sûr que c’est un peu insécurisant pour l’enfant, alors on essaie un peu d’éviter le sujet.

Jonathan Saint-Pierre, enseignant en cinquième secondaire, a une fille de cinq ans qui entre en maternelle en septembre aussi.

J’ai probablement une vision différente des parents qui ne sont pas dans le domaine de l’éducation, mais je pense que plus il va y avoir d’information, mieux ça va être. Présentement, je trouve que si je n’avais pas été dans le milieu [de l’éducation], je n’aurais pas vraiment d’informations pour me dire un petit peu ce qui se passe, mais en même temps, le ministère ne donne pas plus d’information.

Je vous avoue que je suis un peu déçu que ça tombe cette année-là, mais en même temps, on ne peut rien contrôler, donc on va s’adapter à la situation et je suis convaincu que ma fille va être capable de s’adapter aussi.

Jonathan Saint-Pierre, père d’une fille qui entre en maternelle cet automne

La directrice des services éducatifs à la Commission scolaire de Rouyn-Noranda, Anne-Frédérique Karsenti, indique qu'on attend de savoir si le gouvernement autorisera les parents à rentrer dans les écoles, ou s'ils devront les visiter de façon virtuelle.

On a plusieurs plans établis, affirme-t-elle. On a déjà monté un diaporama, autant pour les enfants de maternelle 4 ans ou de maternelle 5 ans, où on nous entend parler, où on entend les directions parler, et ce, personnalisé pour chaque école.

À la Commission scolaire de l'Or-et-des-Bois, on prépare aussi la rentrée des maternelles. La directrice des ressources éducatives, Marny Bell, mentionne que les écoles sont en train de planifier l'accueil des futurs élèves et que la CSOB souhaite offrir une visite virtuelle dans chaque école.

Les élèves vont avoir une idée du lieu physique, d’ou ils recevront l’enseignement et où ils pourront dîner, avoir une vision rapide des lieux, dit-elle. Il est encore trop tôt pour savoir si toutes les écoles pourront produire une visite de cette façon.

Des visites virtuelles?

Anne-Frédérique Karsenti explique que s’il n’est pas possible pour les parents de visiter les écoles en personne en juin, ils pourront peut-être les visiter à la fin du mois d’août.

Notre plan préféré, ce serait que les visites [en personne] puissent être autorisées avec toutes les mesures sanitaires qu’on doit mettre en place et la distanciation, souligne-t-elle.

Si ce n’est pas le cas, chaque école préparera une visite virtuelle personnalisée, note la conseillère pédagogique Anne Charron.

S’il y a une communication en direct ou live avec les parents, on a pensé à une partie où les enfants sont invités à la première partie, où on va leur parler des activités qu’ils peuvent faire en classe. On va présenter une classe, l’école, où ils peuvent aller jouer, donc on a vraiment prévu un temps avec l’enfant et le parent et ensuite l’enfant pourrait partir parce qu’on parlerait plus d’informations organisationnelles pour le parent.

La Commission scolaire de Rouyn-Noranda

La Commission scolaire de Rouyn-Noranda (archives)

Photo : Radio-Canada / Vanessa Limage

Les parents avec qui nous avons discuté reconnaissent qu’ils préféreraient une visite en personne, mais une visite virtuelle semble les rassurer.

Je pense que c'est vraiment une bonne idée, croit Janie-France Barbe, dont la fille entrera à la maternelle à la fin de l’été. Honnêtement, s’il pouvait y avoir ça, ça pourrait juste lui montrer de quoi son école va avoir l’air, de se faire à l’idée.

Marie-Ève Barbe, la cousine de Janie-France, est du même avis. Je pense que la réalité de la COVID-19, dans la vie de notre petit bonhomme de quatre ans et demi, c’est assez assimilé. Donc, si on lui explique qu’il va visiter l’école et la voir de façon virtuelle à cause du virus, il comprend tout ça, conclut-elle.

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Abitibi–Témiscamingue

Éducation