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Campement démantelé dans le secteur de Hull : une manifestation pour plus d'humanisme

Plusieurs manifestants avec affiches à la main.

Les manifestants voulaient aussi démontrer leur solidarité avec les personnes sans-abri.

Photo : Radio-Canada / Ismaël Sy

Radio-Canada

Une cinquantaine de personnes ont manifesté à Gatineau, vendredi matin, pour dénoncer le démantèlement du camping improvisé à proximité du refuge pour sans-abri le Gîte Ami, dans le secteur de Hull.

Le 28 mai, une dizaine de policiers de Gatineau ont démantelé un campement de 18 tentes abritant une vingtaine de personnes près du ruisseau de la Brasserie. Depuis quelques années, des personnes sans domicile fixe s'y installent avec des tentes de fortune.

Les autorités exigent régulièrement la libération des lieux, pour des raisons de sécurité et de salubrité. Elles demandent que les campeurs s'installent plutôt dans les refuges pour sans-abri.

Vendredi, les manifestants rassemblés près de la Maison du citoyen ont aussi demandé la fin de ce qu'ils ont qualifié de comportements abusifs de la part de certains policiers envers les personnes fragilisées.

Une des organisatrices de cette manifestation, Janick Allyson, coordonnatrice du Collectif régional de lutte à l'itinérance en Outaouais, a tenu à souligner les difficultés particulières vécues en 2020.

Cette année, on est dans des circonstances vraiment difficiles, on est en crise du logement. On est aussi en crise sanitaire, a-t-elle affirmé au micro devant les manifestants.

Janick Allyson, coordonnatrice, Collectif régional de lutte à l'itinérance en Outaouais

Janick Allyson, coordonnatrice, Collectif régional de lutte à l'itinérance en Outaouais lors de la manifestation

Photo : Radio-Canada

Elle a ajouté que les effets des pertes d'emploi, conséquences de la COVID-19, continueront à se faire sentir pendant des mois. Le 1er juillet n'est pas arrivé encore. On ne sait pas encore combien de familles et combien de personnes seules vont perdre leur logement, a-t-elle souligné.

Pour Yves Séguin, directeur général du Centre d'intervention et de prévention en toxicomanie de l'Outaouais (CIPTO), il s'agit d'avoir une approche plus humaine envers les sans-abri. Il faut se rappeler qu'il ne faut pas faire la lutte aux pauvres, mais la lutte contre la pauvreté, la lutte contre l'itinérance, a-t-il lui aussi lancé devant les manifestants.

Un démantèlement, c'est violent. Déménager des gens à coups de grandes pelles mécaniques, c'est violent.

Yves Séguin, directeur général du CIPTO

La Ville ne peut assurer la sécurité

La présidente de la Commission Gatineau, Ville en santé, Renée Amyot, estime que la Municipalité a laissé assez de temps aux occupants du campement pour se préparer en conséquence.

La Ville a annoncé au groupe qu'il ne pourrait pas poursuivre avec le projet de camping à côté du Gîte Ami dès le début de la pandémie, a précisé en entrevue celle qui est aussi conseillère municipale du district de Limbour.

La capacité d'assurer un encadrement 24/7 n'est pas là.

Renée Amyot, présidente de la Commission Gatineau, Ville en santé

Mme Amyot a indiqué que la Ville de Gatineau a mis en place suffisamment d'espaces pour les personnes en situation d'itinérance et que ces espaces sont toujours disponibles.

L'aréna Robert-Guertin a été ouvert il y a à peu près deux semaines. On l'a aménagé. [...] Depuis son ouverture, il n'a jamais été à pleine capacité et il y a une quinzaine de lits qui peuvent être montés, a ajouté la conseillère.

Avec les informations d'Ismaël Sy

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