•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Énergie NB se retire du projet d'usine de fer de Maritime Iron à Belledune

Schéma des bâtiments de l'usine.

Maritime Iron comptait utiliser un convoyeur de la société Énergie NB pour transporter le minerai de fer du port de Belledune jusqu’à l’usine projetée.

Photo : Maritime Iron

Radio-Canada

La société d'État Énergie NB a cessé les négociations avec l'entreprise Maritime Iron sur un accord visant l'installation d'une usine de production de fer près de Belledune, dans le nord-est du Nouveau-Brunswick.

Maritime Iron s’est dite surprise et déçue de cette nouvelle.

L’entreprise affirme que ce projet aurait eu des retombées économiques de plus d’un milliard de dollars pour le Nouveau-Brunswick.

Dans son étude d’impact sur l’environnement (EIE), Maritime Iron indique que faire cavalier seul, sans Énergie NB, serait moins favorable, plus dispendieux et créerait encore plus d’émissions [de CO2].

Malgré cette annonce, elle demeure toutefois convaincue qu’il existe de multiples façons de réaliser ce projet dans la province. Elle assure qu'elle continuera de solliciter le gouvernement pour obtenir son appui.

Un deuxième coup dur pour Belledune

La fermeture de la fonderie de Belledune, en décembre, a entraîné la perte de 420 emplois.

La possibilité d’en créer près 200 permanents et 1330 indirects avec Maritimes Iron était une nouvelle prometteuse pour la région.

Selon le maire de Belledune, Joe Noel, Énergie NB lui aurait dit que le projet n’était pas viable financièrement. Le projet s’élevait à 1,5 milliard de dollars.

« Pas de solution unique »

Invité à commenter la situation, le ministre de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail a plutôt insisté sur la relance économique de la région de Belledune. Je ne crois pas qu'une solution unique puisse réparer et moderniser l'économie du Nouveau-Brunswick ou d'une région en particulier, a affirmé Trevor Holder, laissant entendre que la survie la région n’est pas tributaire à l’implantation de cette usine.

M. Holder souligne d’ailleurs qu’une équipe du ministère d’Éducation postsecondaire, Formation et Travail et d’Opportunités Nouveau-Brunswick est en place dans la région.

Ils sont très engagés à assurer la transition de l’économie, a-t-il assuré.

Le ministre a aussi dit avoir confiance en l’attitude fonceuse de la région Chaleur et de Belledune.

Émissions de CO2 et objectifs de la province

La collaboration avec Énergie NB aurait permis à l'entreprise de réduire la production de gaz à effets de serre.

Mais avec ou sans elle, le projet se heurte à d’énormes obstacles environnementaux.

Dans son EIE, Maritime Iron indique que la mise en œuvre du projet rendra difficile pour le Nouveau-Brunswick d’atteindre son objectif actuel en matière de changement climatique.

L’objectif officiel de réduction des émissions du Nouveau-Brunswick pour 2030 est de 14,1 millions de tonnes.

Les données de 2018 montrent que la province a émis 13,2 tonnes en 2018, ce qui signifie que l’augmentation nette de 2,3 millions de tonnes de l’usine Maritime Iron ferait en sorte que la province recommencerait à dépasser ses objectifs.

Avec les informations de Michel Corriveau et de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouveau-Brunswick

Environnement