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D’un camp de réfugiés ougandais à future avocate au Québec

Ruth Maniriho Bansoba, souriante, avec un foulard et un veston rose pâle, à l'extérieur, le jour.

Ruth Maniriho Bansoba

Photo : Courtoisie : Ruth Maniriho Bansoba

Radio-Canada

Ruth Maniriho Bansoba a fui le Congo avec sa famille dans le milieu des années 90. Arrivée au Canada en 2001 et confrontée très jeune à de nombreuses injustices, elle est sur le point de réaliser son rêve de devenir avocate.

Dans la vie quotidienne, lorsqu’il y a des événements qui viennent nous chercher dans nos tripes comme on dit au Québec, on n’a pas le choix d’aller vers l’action, a raconté la jeune femme en entrevue à l'émission Première heure.

Avant d’être acceptés au Canada à titre de réfugiés, elle et les membres de sa famille ont passé cinq ans dans un camp de réfugiés en Ouganda. C’est un peu de là qu’est né le rêve des études en droit.

Les situations faisaient en sorte qu’il y avait un lien direct avec le droit et que certains droits justement étaient brimés, se souvient la nouvelle diplômée, avec mention, en droit civil de l’Université d’Ottawa.

Maintenant qu’elle se dirige vers le Barreau et un stage à la Cour d’appel, elle se remémore les embûches vécues lors de son parcours, comme l’absence d’un modèle.

À l’époque, je n’avais pas encore rencontré d’avocat noir, donc l’idée de dire que je pouvais devenir avocate, ça paraissait absurde.

Ça ne rentre même pas dans notre esprit que c’est possible de le faire.

Ruth Maniriho Bansoba

Elle a toujours été appuyée par sa famille et ses proches dans ses démarches, et c’est en partie ce qui lui a permis d’affronter les hauts et les bas tout au long de son parcours universitaire.

Ruth Maniriho Bansoba songe à se spécialiser en droit du travail, droit de l’immigration ou droit international. N’importe quelle branche en fait qui lui permettra d’aider les gens victimes d’injustices.

Pour moi, c’est les massacres et ce qui se passe en Afrique en général qui vient me chercher. Il y a un sentiment d’injustice, alors je ne sais pas si ces personnes-là vont payer pour leurs actes. Je sais que clairement je ne pourrai pas régler tous les problèmes du monde, mais je souhaite pouvoir aider les autres personnes à ne pas vivre ce sentiment d’injustice.

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