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Zoom : l'accès aux appels gratuits maintenu pour la police

Le logo de l'application Zoom.

Zoom connaît depuis le début de mars une explosion de sa popularité en raison de la généralisation du télétravail et de la distanciation sociale.

Photo : afp via getty images / OLIVIER DOULIERY

Radio-Canada

Le PDG de Zoom, Eric Yuan, a affirmé que les appels gratuits sur le service de vidéoconférence n'étaient pas chiffrés de bout en bout parce qu’il souhaitait maintenir une porte ouverte à la collaboration avec les autorités policières.

On apprenait, plus tôt ce mois-ci, que le service de vidéoconférence se doterait du chiffrement de bout en bout – qui assure la confidentialité d’une conversation entre les parties prenantes, mais seulement pour les clientes et clients de la version payante de Zoom.

Pour les gens qui utilisent le service gratuitement, nous ne voulons pas donner [le chiffrement de bout en bout], parce que nous voulons également travailler avec le FBI [la police fédérale américaine] et avec les autorités policières locales dans le cas où des personnes utiliseraient Zoom pour de mauvaises raisons, a affirmé mercredi Eric Yuan dans une discussion avec des analystes, rapporte le Guardian.

Cette déclaration a fait sursauter des spécialistes en sécurité informatique, qui affirment que la confidentialité des conversations ne devrait pas être réservée aux utilisatrices et utilisateurs payants.

Zoom a rapidement émis un communiqué plus tard en journée pour tenter de rectifier le tir.

Zoom ne fournit pas d’information aux autorités policières, sauf dans des cas comme des abus sexuels sur des personnes mineures. Zoom ne surveille pas activement les conversations. Il n’y a pas de portes dérobées [backdoors] sur Zoom par lesquelles Zoom ou d’autres pourraient observer incognito des séances de vidéoconférence.

L’entreprise rappelle également qu’elle offre un système de chiffrement sécuritaire à tous ses utilisateurs et utilisatrices. Celui-ci n’équivaut toutefois pas au chiffrement de bout en bout.

Les géants informatiques font l’objet d’une pression importante de la part des autorités, notamment aux États-Unis, qui réclament un accès aux données de leurs différents appareils, services et applications pour mener des enquêtes.

Avec les informations de The Guardian

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