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Le taux de chômage atteint un sommet historique à Québec

Bruno Savard s'entretient avec Clément Gignac, vice-président principal et économiste en chef d'iA Groupe financier

Photo : Getty Images / buzbuzzer

La grande région de Québec est plus touchée que jamais par la crise de la COVID-19 au chapitre de l’emploi, alors que le taux de chômage atteint un niveau inégalé depuis plusieurs années.

Le taux de chômage a de nouveau bondi en mai pour s'établir à 11,9 % dans la capitale, tandis qu'il était de 9,5 % en avril, selon les données de Statistique Canada publiées vendredi matin.

Il s'est donc perdu presque 16 500 emplois dans la région de Québec au cours du dernier mois.

Avant la crise de la COVID-19, jamais le taux de chômage n’avait franchi le cap de 5,8 % dans la capitale au cours de la dernière décennie, selon les données de l'Institut de la statistique du Québec.

Ironiquement, le taux de chômage avait même atteint un creux historique de 3,1 % à Québec en décembre 2019, au moment même où le nouveau coronavirus faisait les manchettes pour la première fois dans les médias étrangers.

Pour l'ensemble du Canada, le taux de chômage était de 13,7 % en mai, en hausse de presque 1 %. Il s’agit du taux plus élevé depuis près de 40 ans.

Le marché immobilier s’améliore

Par contre, le marché immobilier de la région de Québec reprend de la vigueur grâce au déconfinement, selon l'Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).

Dès la reprise des ventes de propriétés au début mai, 804 transactions sont survenues dans la RMR de Québec, la baisse n'est donc que de 7 % par rapport à la même période l'an dernier.

L'Association professionnelle des courtiers immobiliers note que la Rive-Sud est le secteur le plus en demande. Le nombre de ventes a même augmenté de 1 %  par rapport à 2019.

Les maisons unifamiliales sont les plus vendues dans la région à un prix médian de 267 000$.

Le marché de la région de Québec traverse la crise sanitaire avec de bons résultats. Il en sera probablement de même lorsque les effets de la crise économique seront plus présents au cours des prochains mois, souligne Julie Saucier, présidente et chef de la direction de l’APCIQ.

Le marché tient bon et la confiance ressentie incitera probablement d’autres acheteurs potentiels à passer à l’acte. La bonne stabilité économique dans la région fait en sorte que les conditions de marché ont davantage tendance à s’améliorer qu’à se dégrader, ajoute-t-elle.

Par contre, les propriétaires demeurent encore réticents à mettre en vente leur propriété dans le contexte incertain de la crise. Le nombre de nouvelles inscriptions était en baisse de 23 % en mai.

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