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Plus de 400 Québécois prêts à travailler sur les fermes de l’Est-du-Québec cet été

Une brouette est remplie de légumes fraîchement cultivés.

Des centaines de personnes ont répondu à l'appel du ministre de l'Agriculture, André Lamontagne (archives).

Photo : iStock

Un peu plus d’un mois après la mise en place d’un incitatif financier pour inciter les Québécois à travailler dans les champs cet été, près de 400 personnes ont déposé leurs candidatures pour donner un coup de main aux agriculteurs du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et de la Côte-Nord.

De ce nombre, un peu moins du quart sont déjà à l’emploi d’entreprises agricoles, principalement au Bas-Saint-Laurent, où 38 fermes bénéficient de ce programme jusqu’à maintenant.

On est très contents, très satisfaits d’avoir un volume aussi considérable de candidats et de candidates qui se sont manifestés, explique le responsable du Centre d’emploi agricole de l'Union des producteurs agricoles (UPA) du Bas-Saint-Laurent, Frank St-Pierre.

Portrait de Frank St-Pierre près des bureaux de l'UPA Bas-Saint-Laurent à Rimouski

Le responsable du centre d'emploi agricole, Frank St-Pierre, se réjouit du nombre de candidatures reçues pour travailler sur les fermes de la région (archives).

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Alors que la pandémie de coronavirus privera les entreprises agricoles d'une grande partie des travailleurs étrangers temporaires employés en temps normal, cette aide est plus que bienvenue, explique M. St-Pierre.

Actuellement il y a  environ un manque d’une soixantaine de travailleurs étrangers temporaires qui sont attendus d’ici le 30 juin et qui, possiblement, n’arriveront pas. Ces postes-là risquent fort possiblement d’être comblés par de la main-d’œuvre québécoise.

Frank St-Pierre, responsable du Centre d'emploi agricole de l'UPA du Bas-Saint-Laurent

À la ferme maraîchère Les jardins cachés d’Amqui, quatre employés profitent actuellement de la bonification de salaire octroyée par le gouvernement, qui permet de majorer le salaire des travailleurs de 100 $ par semaine.

Ça donne à l’employé un salaire qui va être décent, explique le propriétaire de l’entreprise, Jean-Rémi Dupont, à qui le programme a permis de réembaucher d’anciens employés. Ç’a été un incitatif pour recruter deux personnes qui ne devaient pas revenir, dit-il.

Il y a un parallèle qu’on peut faire avec le personnel de la santé. Si on est préposé au salaire minimum ou si on nous majore de quatre dollars de l’heure, il y a un incitatif très fort, c’est sûr.

Jean-Rémi Dupont, propriétaire de la ferme maraîchère Les jardins cachés d'Amqui

M. St-Pierre croit d’ailleurs que cette majoration du salaire des employés agricoles devrait se poursuivre à long terme, si le gouvernement croit vraiment à l’autonomie alimentaire et veut se donner les moyens d'encourager l'agriculture de proximité.

Ici, dans la Matapédia, il y a au moins trois producteurs qui ont abandonné depuis moins de quatre ans. Ça démontre bien que le programme, il aurait peut-être dû être là avant, dit-il.

Quoi qu'il en soit, à l'instar d'autres fermes, Les jardins cachés doubleront certaines cultures de légumes cette année pour répondre à l'intérêt croissant des consommateurs pour les produits locaux, provoqué, entre autres, par la pandémie.

Un étalage de légumes sur une table à l'extérieur

Les jardins cachés d'Amqui se spécialisent dans la fleur d'ail, mais produisent aussi toute une variété de légumes.

Photo : Courtoisie Les jardins cachés

Entre temps, les centres d’emploi agricoles de la province continuent de recevoir des candidatures et de voir comment il est possible de répondre aux besoins des agriculteurs. La grosse majorité des jumelages se fera d’ici quelques semaines, explique la conseillère aux entreprises de l’UPA de la Gaspésie-Les-Îles, Cindy Gagné.

Sur la Côte-Nord, seulement une douzaine de personnes ont postulé pour travailler sur les fermes, alors que trois employeurs ont indiqué avoir des besoins.

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