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Québec pose des conditions à ses futurs préposés aux bénéficiaires

Un préposé aux bénéficiaires désinfecte un lit d'hôpital.

Le gouvernement du Québec a déjà reçu plus de 87 000 demandes d'inscription au programme de formation payée pour devenir préposé aux bénéficiaires.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Après avoir reçu plusieurs dizaines de milliers de demandes d’inscription à son programme de formation payée de préposés aux bénéficiaires, Québec pose plusieurs conditions aux candidats, dont celle de s’engager à travailler à temps plein au moins un an en CHSLD.

Lancé mardi par le gouvernement du Québec pour remplir plus de 10 000 postes vacants de préposés aux bénéficiaires dans les Centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), le programme de recrutement, qui offre une formation rémunérée et un emploi garanti aux candidats, connaît un succès inespéré.

Au moment d’écrire ces lignes, le gouvernement du Québec avait reçu 87 058 demandes d’inscription de la part de personnes intéressées.

Devant une telle abondance de candidatures, Québec a émis plusieurs conditions entourant ce programme pendant lesquelles les candidats recevront une bourse équivalente à environ 21 $ l’heure pour suivre une formation accélérée de trois mois (300 heures).

Une fois la formation terminée, les nouveaux préposés toucheront environ 26 $ l’heure, selon les conditions salariales prévues dans leur convention collective.

Des conditions à respecter

Une étudiante s'entraîne à soulever un patient.

Les nouveaux préposés aux bénéficiaires détenteurs de la bourse d'études devront accepter au préalable de travailler aussi les soirs, la nuit et les fins de semaine.

Photo : Radio-Canada

Même si ses besoins en personnel sont urgents, Québec tient à s’assurer que les personnes qui seront admises au programme sont sérieuses et prêtes à occuper un emploi à temps plein en CHSLD dès la fin de leur formation.

Selon un courriel envoyé par le gouvernement à chaque candidat, une fois leur formation terminée, ils devront s’engager à travailler pendant au moins un an en CHSLD s’ils veulent conserver leur bourse d’études.

Les personnes sélectionnées devront aussi être prêtes à travailler de soir, de nuit et les fins de semaine, ajoute le gouvernement du Québec.

Les nouveaux préposés aux bénéficiaires devront aussi être prêts à répondre aux besoins des différents établissements dans lesquels ils seront appelés à travailler.

Sont admissibles au programme les citoyens canadiens et les résidents permanents âgés de 18 ans et plus.

En ce qui a trait aux exigences en expérience ou en études, les candidats devront détenir les préalables de 3e secondaire (réussite des cours langue d’enseignement, langue seconde et mathématique) OU détenir une attestation d’équivalence de niveau de scolarité (AENS) OU avoir réussi le test de développement général (TDG) sans préalable spécifique OU posséder des acquis expérientiels en lien avec ce programme d’études », peut-on lire dans un courriel envoyé aux personnes qui se sont inscrites.

Le début de la formation de trois mois est prévu à compter du 15 juin et doit se poursuivre jusqu’à la mi-septembre. Une deuxième session de formation est prévue en septembre.

Dans sa missive, Québec précise que les candidats qui ne termineront pas leur formation ou qui manqueront à ces conditions devront rembourser les sommes reçues pendant leur formation.

Aux prises avec une grave pénurie de personnel dans les CHSLD en pleine pandémie de coronavirus, Québec a mis sur pied ce programme dans le but de pourvoir d’urgence près de 11 000 postes laissés vacants dans les CHSLD de la province, où plus de 1300 soldats sont déployés depuis des semaines pour appuyer le personnel des établissements débordé par des éclosions de COVID-19 et de nombreux décès.

Économie sinistrée

La popularité inattendue de cette formation payée offerte par Québec survient au moment où des dizaines de milliers de Québécois et de Québécoises se retrouvent sans emploi en raison du ralentissement économique engendré par la pandémie.

Selon les plus récentes données de Statistique Canada publiées ce matin, le taux de chômage s’établissait en mai dernier à 13,7 % dans la province. Du jamais-vu depuis 1976.

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