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Rebâtir la confiance envers la GRC après la tuerie de Portapique

Deux véhicules de la GRC stationnés près d'une intersection pour bloquer la route.

La GRC bloque la route à Portapique durant la chasse à l'homme le 19 avril 2020 en Nouvelle-Écosse.

Photo : Reuters / John Morris

Radio-Canada

Alors que l’enquête sur la tuerie de Portapique se poursuit, la GRC doit regagner la confiance de la population. La personnification d’un policier par le tireur rend certaines personnes craintives dans leurs interactions avec la police.

L'auteur du massacre qui a fait 22 morts en avril dernier en Nouvelle-Écosse était vêtu d’un uniforme de gendarme et se déplaçait à bord d'une voiture identique à celles de la GRC pendant une bonne partie du déroulement des événements.

Même si les autorités ont précisé qu'il n'avait pas utilisé la réplique d'un véhicule de la GRC pour interpeller des victimes, certaines personnes se demandent comment ils peuvent être certains qu’elles s’adressent bel et bien à un policier.

Des situations angoissantes les jours suivant la tragédie

À peine cinq jours après la tuerie, une dame de la communauté de Lake Echo, dans la municipalité régionale d’Halifax, a vécu une situation traumatisante.

La dame, dont on préfère taire l’identité pour assurer sa sécurité, a regardé par la fenêtre de sa maison le soir du 24 avril dernier pour apercevoir des agents de la GRC et des membres de l'équipe d'intervention d'urgence de la police régionale de Halifax avec leurs armes pointées sur elle.

J'hésitais beaucoup à aller à la porte d'entrée après ce qui s'était passé [à Portapique], donc une fois que j'ai vu un homme en uniforme de police, j'ai paniqué, a-t-elle affirmé.

La dame a été victime du faux signalement d’un incident grave à la police. Quelqu’un avait contacté les autorités pour signaler une fusillade à son domicile.

La porte-parole de la GRC en Nouvelle-Écosse Jennifer Clarke a d'ailleurs confirmé que les agents de police sur la route ont initialement indiqué qu'il y avait une certaine hésitation de la part des gens dans les jours qui ont suivi la fusillade.

Même si elle affirme que la population est un peu moins anxieuse par rapport à cela plus d’un mois plus tard, Jennifer Clarke assure que si on le leur demandait, les agents seraient en mesure de confirmer leur identité. 

L'insigne d'une policière de la GRC.

Dans la plupart des circonstances, les policiers seront en mesure de présenter leur insigne et leur carte d'identité.

Photo : CBC/Brian MacKay

Pièces d’identité

Jennifer Clarke affirme que si les circonstances le permettent, l'agent fournira ses pièces d'identité. Dans une situation telle qu'un arrêt de circulation, il est possible de demander à voir l'insigne et la carte d'identité d'un agent. Jennifer Clarke explique que l'insigne et la carte d'identité porteront le même numéro de régiment et que la carte d'identité aura une photo.

Dans les cas où quelqu’un se méfie un peu de nous en tant qu'agent de la GRC, nous sommes capables de gérer cela et nous sommes plus sensibles à cela, c'est certain, affirme-t-elle.

La carte d'identité de la caporale Jennifer Clarke de la GRC de la Nouvelle-Écosse

Les agents de police doivent avoir une carte d'identité sur eux.

Photo : CBC/Brian MacKay

Les policiers de la GRC sont tenus de remettre leur insigne et leur carte d'identité lorsqu'ils prennent leur retraite ou quittent les forces. Les agents retraités peuvent demander de récupérer leur insigne. Toutefois, lorsque cela se produit, l'insigne leur sera retourné recouvert d'acrylique.

La GRC compte mettre en branle une campagne sur les médias sociaux afin de permettre au public de comprendre comment reconnaître un vrai policier.

Avec les renseignements de Yvonne Colbert, de CBC

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