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Fermeture temporaire de l'usine de Marinard à Rivière-au-Renard

Manifestation devant l'usine de transformation de crevettes, pêcheries Marinard, de Rivière-au-Renard.

Photo : Radio-Canada / Bruno Lelièvre

La direction des Pêcheries Marinard a décidé de fermer temporairement l'usine de Rivière-au-Renard après qu'une quarantaine d'employés eurent manifesté devant le bâtiment, vendredi matin.

Pendant plusieurs heures en matinée, des employés ont bloqué l'accès à l'usine, notamment pour réclamer un revenu garanti.

Au moment d'entrer dans l'usine pour amorcer leur quart de travail à 7 h, ces employés se sont heurtés à des portes closes. La direction n'a pas indiqué combien de temps durerait cette fermeture.

Les policiers discutent avec les manifestants.

Les policiers se sont présentés durant la manifestation pour s'assurer que tout se passait bien.

Photo : Radio-Canada / Bruno Lelièvre

Les travailleurs syndiqués de l'usine transforment normalement les crevettes nordiques, mais ne peuvent le faire présentement, puisque les pêcheurs sont à quai et ne s’entendent pas avec la direction de l'usine sur le prix de la ressource.

Conséquence : les travailleurs de l’usine se sentent pris en otage par le conflit qui se poursuit entre les crevettiers et leur employeur.

Ils disent faire des tâches connexes en attendant la reprise de la pêche, mais, selon eux, les heures de travail sont insuffisantes et l’horaire, insatisfaisant.

Ils considèrent que la direction de l’usine pourrait utiliser la Subvention salariale d'urgence du Canada (SSUC) pendant la durée du conflit.

Des manifestants discutent de leurs conditions de travail.

Manifestation devant l'usine de transformation de produits de la mer Marinard, de Rivière-au-Renard.

Photo : Radio-Canada / Jean-Francois Deschenes

Le conseiller syndical à la Fédération du commerce CSN Rémi Bellemare-Caron souligne que les heures de travail ne sont pas égales d’une semaine à l’autre, ce qui compromet le revenu des travailleurs.

Souvent, les gens ont besoin du chômage pour combler les petites semaines de travail. Donc, s’ils sont au bout de leur prestation, on ne sait pas ce qui va arriver à la fois pour le reste de la saison et encore une fois pour la saison morte.

Ça n’a aucun sens ce qui se passe là, dit pour sa part l'un des manifestants, Uldège Samuel, qui se désole d'être pris au centre d'un conflit sur lequel il n'a aucun pouvoir.

Il croit toutefois qu'une solution est possible : selon lui, la direction d'usine devrait demander l'aide financière du gouvernement.

En travaillant sur le projet, je perds 800 piastres par mois à l’heure actuelle et sur mon chômage. Cet hiver, je vais perdre presque 900 piastres par mois. Comment on va faire pour arriver à payer nos affaires?

Uldège Samuel, un travailleur
manifestants.

Une manifestation a eu lieu vendredi matin devant l'usine de transformation de produits de la mer Marinard, de Rivière-au-Renard.

Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares

Au moment de publier ces lignes, la direction de l’usine n’avait toujours pas commenté.

Avec les informations de Bruno Lelièvre

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