•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Possible grève à la Sépaq dès le 24 juin

Des grévistes de la Sépaq soufflent dans des trompettes.

La convention collective des employés de la Sépaq est échue depuis un an et demi.

Photo : Radio-Canada

À peine viennent-ils de rouvrir que déjà les parcs de la Sépaq pourraient faire l'objet de nouvelles perturbations. Pour forcer la reprise des négociations concernant la convention collective de ses 2200 membres, le syndicat agite le spectre des grèves estivales. La première pourrait avoir lieu dès le 24 juin.

Dans un message distribué à ses membres, dont Radio-Canada a pu prendre connaissance, le comité de stratégie du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) rappelle que son mandat de grève de l'an dernier reste valide.

La note identifie clairement d'éventuelles dates de débrayage. Nous n’avons qu’à penser aux congés de la fête nationale du Québec, de la fête nationale du Canada et aux vacances de la construction, qui seront des cibles intéressantes, peut-on lire.

On n'écarte aucune possibilité. Ça peut être les fins de semaine également, mentionne toutefois le président général du SFPQ, Christian Daigle, lors d'une entrevue.

M. Daigle estime que les négociations, qui ont cessé à la mi-mars en raison de la COVID-19, doivent reprendre rapidement. La convention collective des employés de la Sépaq est échue depuis décembre 2018.

On attend après la Sépaq et le gouvernement du Québec pour pouvoir faire un retour [à la table de négociations]. Nous sommes disponibles.

Christian Daigle, président général du SFPQ
Christian Daigle en entrevue avec Radio-Canada à l'issue des négociations qui avaient lieu à Québec.

Christian Daigle, président général du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ).

Photo : Radio-Canada

Parcs ouverts, mais services réduits?

Bien que la COVID-19 limite les activités accessibles aux vacanciers québécois, M. Daigle ne semble pas craindre la réaction de la population si les parcs de la Sépaq font l'objet de grèves.

À l'instar des débrayages qui ont eu lieu l'été dernier, il serait possible que la population puisse profiter des parcs, mais pas de toutes les activités qui s'y tiennent normalement.

Les accès étaient quand même ouverts pour les gens, c'est juste qu'il y avait moins de services. Comment ce sera fait cette fois-ci? [...] On n'écarte aucune possibilité, mentionne Christian Daigle.

Les délégués syndicaux se réuniront par visioconférence le 11 juin afin d'indiquer à quel point leurs membres ont envie d'effectuer des moyens de pression et, surtout, de quelle nature.

Ce n'est qu'au terme de cette rencontre que le comité de stratégie du SFPQ décidera si des grèves seront annoncées. Mais selon M. Daigle, le passé a démontré que des fois, l'employeur aime ça se faire tirer l'oreille un petit peu.

C'est parfois la menace d'une grève, et les dernières minutes avant la grève, qui permettent de faire débloquer les choses.

Christian Daigle, président général du SFPQ

La partie patronale a décliné la demande d'entrevue de Radio-Canada. Par courriel, le porte-parole de la Sépaq, Simon Boivin, affirme qu'il ne peut commenter le dossier en raison d'un jugement rendu en décembre dernier.

Le Tribunal administratif du travail (TAT) a ordonné à la Sépaq de "s’abstenir de s’adresser directement ou indirectement aux employés couverts par les unités de négociation du SFPQ concernant les négociations en cours [...], écrit-il.

La Sépaq s’est conformée à cette décision du tribunal et continuera à le faire, conclut M. Boivin.

Demandes revues?

Pour les mêmes raisons, le SFPQ refuse de dire si des avancées importantes ont eu lieu en mars dernier, avant que cessent les négociations.

M. Daigle indique cependant qu'il n'écarte pas des ajustements aux demandes syndicales étant donné l'impact que la COVID-19 aura sur le trésor public du Québec.

L'enjeu sera d'ailleurs discuté lors de la rencontre virtuelle du 11 juin. Mais déjà, M. Daigle invite le gouvernement à réfléchir à son approche, lui aussi.

Le gouvernement du Québec a aidé beaucoup d'entreprises; il devrait peut-être donner un petit coup de main aussi à ses propres entreprises, dont la Sépaq fait partie.

Au Secrétariat du Conseil du trésor (SCT), on préfère ne pas commenter l'état des négociations sur la place publique.

Néanmoins, le SCT souhaite un règlement à la satisfaction des parties, et ce, dans les meilleurs délais, indiquait vendredi matin le conseiller en communications Pascal D'Astous dans un courriel.

Rappelons qu'en septembre dernier, les employés de la Sépaq avaient rejeté une première entente de principe, qui prévoyait notamment des hausses de salaire de 5 % sur 5 ans, jugeant l'offre insuffisante.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !