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Une saison record pour des centres jardin de l’Abitibi-Témiscamingue

Une serre dont les tables sont presque vides.

Les Cultures Biovie, à St-Édouard-de-Fabre

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Tanya Neveu

Les centres jardin de la région vivent des records de vente et d’achalandage depuis le début du printemps.

Confinés à la maison, les citoyens ont décidé de garnir les plates-bandes et d’entreprendre des projets de jardinage.

Au Témiscamingue, l’entreprise Les Cultures Biovie a dû fermer ses portes deux semaines à l’avance, car son inventaire s’est écoulé en un temps record.

On ferme aujourd’hui le 4 juin. 20 jours avant notre date de fermeture officielle. On peut voir qu’il y a eu un bel engouement. Beaucoup de nouveaux jardiniers qui voulaient cultiver leurs fleurs et leurs légumes, se réjouit la copropriétaire, Joëlle Lefebvre.

Dans la serre de St-Édouard-de-Fabre, il reste à peine quelques dizaines de plants. La saison a été difficile à planifier et tous les jours, c’était la course folle.

On aime prendre le temps de conseiller nos clients. Cette année, ça a été difficile de le faire. Notre premier jour d’ouverture, il neigeait et il y avait un line-up dehors, ajoute-t-elle.

Pénurie de terre

Les plus grosses entreprises de jardinage de Rouyn-Noranda ont aussi senti l’engouement pour le jardinage et l’horticulture.

Une serre rempli de plants au sol et de pots de fleurs pendus au plafond.

Une serre au Centre du Jardin Pelletier à Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

À un moment où un autre, la majorité des entreprises ont manqué de terre et de compost.

C’est incroyable, en 35 ans, je n’ai jamais vu un engouement aussi fort pour l’horticulture, surtout pour tout ce qui est du jardinage. Ça a explosé, beaucoup de nouveaux clients. Les gens veulent avoir des choses qu’ils vont faire pousser eux-mêmes à la maison, raconte Larry Aiken, propriétaire de la Pépinière Aiken.

Larry Aiken a dû produire trois fois plus de plants maraîchers qu’à l’habitude. Son inventaire s’est écoulé trois semaines plus rapidement qu’à l’habitude.

Actuellement, la serre a l’air comme si on était le 20 juin. On est un bon trois semaines d’avance sur les ventes, dit-il.

Le COVID ne nous a pas nui, il nous a plutôt aidés. Ça a conscientisé beaucoup de gens à retourner aux vraies valeurs de la terre.

Larry Aiken, propriétaire des Pépinières Aiken

Scénario semblable pour le Centre Jardin Lac Pelletier. Des milliers de plants supplémentaires ont été produits pour répondre à la forte demande.

Les habitudes de consommation ne sont pas les mêmes, mais c’est surtout une grosse augmentation du volume de consommation, explique la propriétaire, Suzie Éthier.

Les entreprises ont toutefois à relever des défis de taille, entre autres, l’approvisionnement et les mesures sanitaires strictes à respecter.

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