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Les minorités visibles encore peu représentées au sein des corps policiers de la région

Une voiture du Service de police de Gatineau, plan rapproché

Une voiture du Service de police de la Ville de Gatineau (archives)

Photo : Radio-Canada / Stu Mills

Radio-Canada

La proportion de gens issus des minorités visibles au sein des corps policiers de la région est encore bien en deçà de celle dans la population générale, et ce, des deux côtés de la rivière des Outaouais.

Si les minorités visibles formaient 26,3 % et 13,5 % de la population à Ottawa et à Gatineau respectivement, selon le recensement de 2016, elles sont beaucoup moins représentées dans les deux grands services de police municipaux.

Les données fournies par le Service de police d'Ottawa (SPO) et le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) démontrent qu'à Ottawa, 15,2 % des employés de la police sont issus des minorités, et que cette proportion est de 1,2 % à Gatineau.

Selon Luc Beaudoin, directeur du SPVG, le recrutement est un des enjeux principaux. L'École nationale de police du Québec sort annuellement parmi [sa] cohorte à peine 7 % de policiers qui proviennent de différentes communautés culturelles, fait-il savoir.

Le directeur de la Sécurité publique de la MRC des Collines-de-l'Outaouais a un avis similaire. Malheureusement, cette clientèle-là ne semble pas attirée, pour le moment, chez nous. On espère, affirme Yves Charette.

Aucun des quelque 90 agents du petit corps policier n'est issu d'une minorité visible, alors que c'est le cas d'environ 2 % des citoyens de la MRC des Collines-de-l'Outaouais.

Rencontrer les autres

La solution aux enjeux de recrutement repose, entre autres, dans la communication et la rencontre avec les différents groupes culturels, croit M. Beaudoin. On est en lien avec le Conseil de la communauté noire. On va profiter de leurs activités pour être présents sur les lieux, échanger avec eux, ajoute-t-il.

Cette démarche est un pas dans la bonne direction, soutient Darlène Lozis, présidente et cofondatrice de l'organisme 3R international. En évaluant les données fournies par le SPVG et le SPO, Mme Lozis rappelle qu'il reste de nombreux pas à faire avant d'arriver à une représentation équilibrée.

On a encore énormément de chemin à faire. Je comprends que Gatineau est une petite ville, mais c'est quand même devenu une ville très diversifiée.

Darlène Lozis, présidente et cofondatrice de l'organisme 3R international

L'intervenante pense aussi qu'il faut que les gestionnaires des corps policiers locaux s'entourent de personnes qui savent de quoi elles parlent . Elle est d'avis qu'il faut employer quelqu'un issu de ces communautés pour le travail soutenu avec la police, pour qu'on voie la manière qu'ils recrutent des personnes issues des minorités.

Mme Lozis croit aussi que la nomination de Peter Sloly comme premier chef noir de la police d'Ottawa permet une meilleure prise de conscience. On a pu voir dès son arrivée [que] les problèmes qu'ils ont sont des problèmes systémiques, avance-t-elle, tout en rappelant que voir quelqu'un de sa communauté dans des postes clés peut également donner un bon exemple aux jeunes générations.

Avec les informations de Josée Guérin et Roxane Léouzon

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