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COVID-19 et affaires policières : moins d'accidents, mais plus d'appels pour violence conjugale

Une voiture de la police de Québec

Une voiture de la police de Québec

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

La mise « sur pause » du Québec pendant plusieurs semaines a fait chuter de plus de la moitié le nombre d’accidents de la route à Québec et Lévis. En contrepartie, le confinement a fait bondir les signalements pour violence conjugale.

Au chapitre des collisions, les deux corps de police rapportent une baisse de plus de 50 % alors que les heures de pointe et la congestion routière ont pratiquement disparu.

Les statistiques fournies par les services policiers de Québec et Lévis couvrent la période du 12 mars au 24 avril, soit les premières semaines de la crise où le confinement a été le plus strict.

La porte-parole du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), Sandra Dion, note aussi une baisse marquée des contraventions pour excès de vitesse. Les policiers de la capitale en ont remis 345 alors qu’ils en avaient distribué 1200 lors de la même période l’an dernier.

Il y avait beaucoup moins de véhicules, par moment c’était même désert dans les rues.

Sandra Dion, porte-parole du SPVQ

Violence conjugale

Si le confinement a eu des effets positifs sur les routes, c’est le contraire à l’intérieur de certains foyers. Les appels pour de la violence conjugale ou des chicanes de famille ont bondi de 33 % pendant le confinement, pour un total de 207 dénonciations à Québec.

Sandra Dion avance deux hypothèses pour expliquer le phénomène : les gens à la maison étaient plus à même de dénoncer et certaines relations déjà houleuses ont pu s’envenimer avec la promiscuité inhérente au confinement.

C’est un mélange des deux qui pourrait probablement expliquer la hausse. Le fait qu’il y avait beaucoup plus de gens qui étaient témoins, parce que les gens étaient à la maison, et peut-être aussi le fait que le confinement pour certaines personnes, c’était une période qui était difficile, suggère la policière.

Les causes exactes sont difficiles à cerner d’autant plus qu’à Montréal, on a plutôt observé une baisse des appels pour violence conjugale pendant la même période.

Introductions par effraction

De manière générale, le SVPQ a aussi observé une baisse des vols. Une soixantaine d’introductions par effraction dans les résidences privées ont été répertoriées entre le 12 mars et le 24 avril contre 120 en moyenne au cours des deux dernières années durant cette même période.

Alors que la majorité de la population était confinée à la maison, Sandra Dion avance qu’il devenait moins invitant pour une personne mal intentionnée de s’introduire par effraction.

Le contraire s’est produit dans les commerces alors que les artères commerciales et les parcs industriels étaient déserts. Les introductions par effraction ont bondi de 50 %.

Nos plans de patrouille ont été modifiés sachant que les commerces étaient fermés. À ce moment-là, il y avait beaucoup plus de patrouilles qui se faisaient au niveau des parcs industriels.

Sandra Dion, porte-parole du SPVQ

Le même phénomène a été observé à la Ville de Montréal avec une baisse prononcée des vols dans les résidences privées et les véhicules et une hausse d’introduction par effraction dans les commerces.

Sandra Dion voit dans ces statistiques une démonstration que la criminalité a tendance à évoluer avec les façons de faire de la société, d’où l’importance pour les corps policiers d’être à l’affût et de modifier leurs plans d’intervention.

Avec les informations de Jean-François Blanchet

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