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Déclaré non criminellement responsable du meurtre de son coloc dans Limoilou

Les pompiers de Québec qui enquêtent sur l'incendie.

L'homme qui a péri dans l'incendie se déplaçait en fauteuil roulant.

Photo : Radio-Canada / Camille Simard

Un homme qui a allumé un incendie dans son logement pour tuer son colocataire n’ira pas en prison. Le juge François Huot a déclaré Serge Gormley, un homme au long parcours psychiatrique, non criminellement responsable de la mort de François Elliot.

Lors de l'audience, l'avocat de M. Gromley a écorché au passage l'Institut de santé mentale de Québec, qui avait libéré son client deux semaines plus tôt.

Le 6 avril 2019, Serge Gormley était persuadé que son colocataire de 69 ans voulait le tuer.

Il a donc décidé de mettre le feu à son matelas avant de sortir de son appartement de la rue de la Bastille.

François Elliot, qui se déplaçait en fauteuil roulant, est mort asphyxié, alors qu’il était toujours couché dans son lit.

J’ai fait ça pour sauver ma peau, j’avais pas le choix, a indiqué M. Gormley lors de son interrogatoire policier.

Lui-même assis dans un fauteuil roulant, il a raconté à l’enquêteur que son colocataire lui avait fait manger, une semaine plus tôt, un biscuit imbibé de Fentanyl.

La veille du drame, le colocataire lui avait offert un nouveau biscuit et M. Gormley croyait que son François Elliot voulait l'intoxiquer à mort.

Il a donc décidé de passer à l’action.

Coloc depuis une semaine

Les deux hommes atteints de troubles de santé mentale habitaient ensemble depuis une semaine.

Ils ne se connaissaient pas auparavant.

L'avocat de M. Gromley, Me Julien Grégoire, a indiqué que le psychiatre traitant de son client avait diminué sa médication.

Me Julien Grégoire, avocat de la défense.

Me Julien Grégoire, avocat de la défense

Photo : Radio-Canada

L'effet net était de libérer une place à l'Institut, a affirmé l'avocat.

On a connu la suite dramatique de ce laxisme psychiatrique, a jouté, cinglant, Me Grégoire.

Serge Gormley a suivi l’audience par visioconférence depuis l’Institut universitaire en santé mentale de Québec, où il est maintenant traité et détenu.

Il continuera de demeurer à cet endroit, jusqu’à ce que la Commission d’examen des troubles mentaux, qui fera le suivi sur son état, en décide autrement.

Par contre, la poursuite souhaite faire déclarer M. Gromley accusé à haut risque, ce qui permettrait d’exercer un plus grand contrôle sur lui.

L’audition de cette requête aura lieu à l’automne.

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