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Une femme tuée par un policier à Edmundston, la famille veut des réponses

Autoportrait de Chantel Moore, une femme autochtone. Elle sourit à la caméra et elle est assise dans l'herbe.

Chantel Moore.

Photo : Facebook : Chantel Moore

Radio-Canada

La femme abattue par la police à Edmundston, dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick, a été identifiée. Il s'agit de Chantel Moore, une Autochtone née à Edmundston qui a vécu la majeure partie de sa vie en Colombie-Britannique, dans la communauté Tla-o-qui-aht de l'île de Vancouver.

La police explique qu'elle est intervenue jeudi matin, vers 2 h 30, dans un immeuble de logements d'Edmundston, après la publication de messages sur les réseaux sociaux qui laissaient craindre pour son bien-être.

L’intervention a toutefois viré au drame. Une fois sur place, un agent a fait face à une femme armée d'un couteau. Celle-ci aurait proféré des menaces à son égard.

L'agent a ouvert le feu et a atteint la femme. Des efforts de réanimation ont été menés, sans succès.

Du ruban délimitant un périmètre.

La Force policière de la Ville d'Edmundston bloque un périmètre de sécurité entre la rue Hill et le chemin Canada.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Chantel Moore venait de déménager à Edmundston de la Colombie-Britannique pour être plus près de sa mère et de sa fille de 5 ans.

Des questions en suspens

Des proches de Chantel Moore se posent de sérieuses questions sur la décision des policiers d’utiliser une arme à feu.

Ils se demandent si sa mort aurait pu être évitée.

On est consterné. Quelles mesures ont été prises? S’ils avaient pris les bonnes mesures, comme un taser ou un mental coaching, pour sauver sa vie avant de sortir le fusil, affirme Jennifer Gaudreau, une amie de la famille.

On ne veut pas pointer des doigts tout de suite. On veut juste savoir s’il y avait vraiment un abus de la police. Si les mesures étaient appropriées.

Jennifer Gaudreau, amie de la famille de Chantel Moore

Chantel, ce n’est pas une femme qui est violente. Elle n’a aucune malice. C’est juste qu’elle feelait pas bien. La personne qui a appelé la police c’était juste pour vérifier si elle était correcte, déplore-t-elle.

Jennifer Gaudreau, une amie de la famille de Chantel Moore, ainsi que la mère de Chantel, Martha (à droite).

Jennifer Gaudreau, une amie de la famille de Chantel Moore, ainsi que la mère de Chantel, Martha (à droite).

Photo : Gracieuseté

En attendant des réponses, les proches de la famille tentent de soutenir la mère de la victime. [Sa mère] est détruite. Elle se sent écrasée. Elle est dans un état de choc en ce moment, ajoute Jennifer Gaudreau.

Une enquête indépendante

Par souci de transparence, la Force policière d'Edmundston a demandé qu'une agence indépendante mène l'enquête sur les actions de son agent. Le Bureau des enquêtes indépendantes du Québec effectuera ce travail. Elle doit déterminer si les actions de l'agent étaient conformes aux normes de maintien de l'ordre.

Des agents devant une scène de crime.

Une femme de 26 ans a été atteinte par balle par un agent de la Force policière d'Edmundston.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

L’Équipe d’intervention en cas d’incident grave de la Nouvelle-Écosse se charge habituellement de ce genre d'enquête, mais elle ne peut le faire cette fois-ci, étant donné les restrictions liées à la COVID-19 et l’absence d’un de ses employés, explique son directeur, Felix Cacchione.

L'enquête se poursuit sur les lieux, jeudi, et une autopsie est prévue.

Avec des renseignements de Bernard LeBel, Kassandra Nadeau et Nicolas Steinbach

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