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L’analyse des séquences génétiques du SRAS-CoV-2, une étape importante pour l’avenir

Un homme plutôt âgé mène des expériences dans un laboratoire.

Dirigées par Génome Canada et le Laboratoire national de microbiologie de l’Agence de la santé publique du Canada, les recherches visent à identifier le plus de séquences génétiques possible du SRAS-CoV-2, le coronavirus qui provoque la COVID-19.

Photo : Capture d'écran YouTube / Tulane University

Radio-Canada

Un réseau de laboratoires au Canada suit de près la mutation des séquences génétiques du coronavirus qui provoque la COVID-19 dans l’espoir d'établir plus facilement la façon dont il se transmet au pays et à l’étranger, mais aussi de trouver la source des nouveaux cas lorsque les frontières s’ouvriront.

Dirigées par Génome Canada et le Laboratoire national de microbiologie de l’Agence de la santé publique du Canada, les recherches visent à identifier le plus de séquences génétiques possible du SRAS-CoV-2.

De cette façon, les chercheurs souhaitent établir quelles séquences circulent au Canada et ailleurs dans le monde afin de les comparer et d’évaluer la mutation du SRAS-CoV-2.

La surveillance de la propagation interprovinciale ou internationale du virus deviendra de plus en plus importante lorsque les mesures de santé publique seront progressivement levées et que les voyages reprendront, dit la porte-parole de l’Agence de la santé publique du Canada, Natalie Mohamed.

Les variantes dans les séquences génétiques peuvent aussi avoir des effets sur la sensibilité et le rendement des méthodes de diagnostic de la COVID-19 que nous avons actuellement, ajoute-t-elle.

Selon l’agence fédérale, la plupart des mutations dans les séquences génétiques du SRAS-CoV-2 sont silencieuses, ce qui signifie qu’elles ne rendent pas le virus plus dangereux pour les humains, notamment.

Chaque avancée dans la recherche de la mutation des séquences génétiques est publiée en ligne au sein des bases de données du site NextStrain, notamment.

Tout comme Natalie Mohamed, un porte-parole du laboratoire Roy-Romanow, en Saskatchewan, estime que les informations qui sont diffusées sur la plateforme numérique montrent actuellement des mutations extrêmement petites du virus.

C’est important de noter qu’à l’heure actuelle aucune des mutations observées n’a montré une augmentation du niveau d’infectiosité, note-t-il.

Vue d'un microscope électronique du SRAS-CoV-2, qui est responsable de la COVID-19.

Le SRAS-CoV-2, responsable de la COVID-19, vu dans un microscope électronique

Photo : Reuters / NIAID-RML

Trop tôt pour les conclusions

Malgré certains résultats préliminaires, l’Agence de la santé publique du Canada considère qu’il est trop tôt pour dire si différentes séquences génétiques du virus sont observées au Canada.

Or, les chercheurs des différents laboratoires au pays qui se penchent sur le dossier estiment que leur travail est aussi essentiel pour garantir l’efficacité des traitements et des vaccins qui seront éventuellement prêts.

La surveillance des changements aux séquences génétiques du SRAS-CoV-2 pourrait aussi aider à garantir l’efficacité des tests de dépistage du virus.

Nous devons surveiller sans arrêt leur efficacité, sans quoi nous risquons de ne pas voir des cas qui sont déclarés positifs, affirme Natalie Mohamed.

Le Laboratoire national de microbiologie de l’Agence de la santé publique du Canada a des centres de recherche à Winnipeg, au Manitoba, à Guelph, en Ontario, à Saint-Hyacinthe, au Québec, et à Lethbridge, en Alberta.

Avec les informations d’Alicia Bridges

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