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Rencontre entre la ministre Roy et les artistes : « un début de dialogue prometteur »

Nathalie Roy sourit et porte une veste bleue.

Nathalie Roy, ministre de la Culture et des Communications

Photo : Avanti Groupe

Fanny Bourel

Une semaine après l’envoi d’une lettre dénonçant les « non-annonces » en culture, des artistes du milieu des arts de la scène ont rencontré mercredi la ministre Nathalie Roy. Cette réunion a permis d’établir « un dialogue constructif », selon le dramaturge et metteur en scène Olivier Kemeid, l’une des personnes instigatrices de cette lettre. 

On est vraiment contents d’avoir eu cette rencontre que l’on attendait depuis si longtemps, dit-il. Si on l’avait eue avant la conférence de presse du 22 mai, on serait ailleurs aujourd’hui.

Les huit artistes à l’initiative de cette lettre signée par des centaines de personnes, ainsi qu’Annie Trudel, présidente du Conseil québécois du théâtre (CQT), et Mélanie Demers, chorégraphe, ont assisté à cette réunion organisée en visioconférence en raison de la COVID-19.

Des promesses 

Selon Olivier Kemeid, les autres artistes et lui ont pu exprimer leurs revendications et poser des questions sur les zones encore floues quant à la relance du secteur des arts vivants. 

La ministre et son directeur de cabinet ont pris beaucoup de notes, ont compris nos exigences et vont nous revenir avec des scénarios et des programmes plus précis, explique-t-il. 

Nathalie Roy a notamment promis de travailler sur la question de la compensation des billetteries, qui seront déficitaires à la réouverture des salles de spectacle puisque leur jauge sera réduite par mesure sanitaire liée à la COVID-19. 

La réunion a également permis d’envisager le 24 juin comme une date réaliste pour rouvrir les salles et ainsi donner des spectacles nécessitant peu de répétitions, comme les concerts. Les productions théâtrales pourraient tenir des répétitions cet été en vue d’être présentées au public cet automne. 

Pas encore de solution pour l’après-PCU

Toutefois, la question de la survie économique des artistes et du personnel technique reste en suspens. À la mi-juillet, la prestation canadienne d’urgence (PCU) arrivera à échéance et des interprètes ou encore des personnes travaillant à la construction des décors risquent de se retrouver sur le bien-être social, le fonds d’urgence de l’UDA ne pouvant couvrir que certains cas précis. 

C’est un immense point d’interrogation, souligne Olivier Kemeid. On parle de dizaines de milliers de personnes.

Sur ce point, la ministre Nathalie Roy renvoie la balle au gouvernement fédéral, mais sans pour autant s’en laver les mains. Ils nous disent qu’ils harcèlent Ottawa, précise Olivier Kemeid. 

Une pétition efficace

À la suite de cette réunion, Olivier Kemeid et ses sept collègues – Martin Faucher, Sylvain Bélanger, Claude Poissant, Ginette Noiseux, Stéphanie Jasmin, Brigitte Haentjens et Denis Marleau – ont décidé de passer le relais au CQT et au Regroupement québécois de la danse. 

Ces organisations ont une légitimité pour représenter les arts de la scène, indique l’homme de théâtre.

Le groupe a aussi clôturé la pétition lancée en ligne. On remercie les 32 000 pétitionnaires, cela nous a fait chaud au cœur d’être soutenus par des personnes extérieures au monde de la culture. Sans cette pétition, je ne pense pas que nous aurions obtenu cette rencontre avec la ministre, explique Olivier Kemeid, qui parle d’un effort collectif rare dans l’histoire du théâtre.

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