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Une marche contre le racisme samedi à Trois-Rivières

Une femme pose pour la caméra au coin d'une rue.

La femme d’affaires trifluvienne Elvire B. Toffa est la présidente du RAAM, le regroupement qui organise une marche contre le racisme à Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada / Daniel Ricard

« Agissons tous ensemble. Ce n'est pas une affaire de Noirs, ce n'est pas une affaire d'immigrants pour notre région, c'est l'affaire de tous », affirme la femme d’affaires et présidente du Regroupement des amazones d’Afrique et du monde, Elvire B. Toffa qui organise la marche contre le racisme samedi à Trois-Rivières.

L’organisme tenait à organiser un événement à la suite de la mort de George Floyd. L'Américain est mort la semaine dernière après une arrestation musclée des policiers de Minneapolis.

La marche se fera en silence. C'est pas un silence passif, c'est un silence pour intérioriser la gravité de la situation et puis dire : "c'est le moment de faire quelque chose de concret", affirme Elvire B. Toffa.

C'est un combat qu'on doit mener ensemble et c'est en ce sens-là qu'une marche peut être un symbole de cette solidarité.

Elvire B. Toffa, présidente du Regroupement des amazones d’Afrique et du monde

La marche débutera à 14 h à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et culminera au centre-ville.

Le port du masque sera obligatoire. L’organisme envisage d’ailleurs d’en distribuer à ceux qui n’en ont pas. La distanciation physique sera respectée autant que possible.

La police de Trois-Rivières a donné son feu vert à la tenue de cette marche.

Une femme pose dans une ruelle.

Germaine Kynaya, résidente de Trois-Rivières

Photo : Radio-Canada / Daniel Ricard

La résidente de Trois-Rivières Germaine Kinaya croit que c’est une bonne idée de tenir cet événement.

[Le racisme], ça se passe aussi chez nous, au Canada, au Québec et à Trois-Rivières, donc c'est important de tenir cette marche-là pour sensibiliser les gens au fait que ça existe et pour faire comprendre que ce n'est pas correct qu'aujourd'hui, des gens fassent des différences en raison de la couleur de la peau, dit-elle.

Une femme et son fils sourient à la caméra devant leur immeuble à logements

Judeline Corriveau-Thibeault et son fils Malcolm Thibeault, des résidents de Shawinigan

Photo : Radio-Canada / Daniel Ricard

Le résident de Shawinigan Malcolm Thibeault est indigné par ce qu’il a vu dans la vidéo de l’arrestation de George Floyd.

Le gars était menotté par terre avec un genou derrière le cou, c'était vraiment inhumain. On est tous des humains. On a au moins besoin de respect à certains niveaux, dit-il.

Sa mère, Judeline Corriveau-Thibeault, n’est malheureusement pas étonnée qu’un tel événement soit survenu aux États-Unis.

Dans un monde idéal, le racisme n'existerait pas, mais il existe. Je dirais qu'aujourd'hui, il a changé de forme.

Judeline Corriveau-Thibeault, résidente de Shawinigan

Autant qu'avant, on pouvait dire les Noirs vous restez à l'arrière de l'autobus ou on pouvait appeler quelqu'un comme moi une Négresse sans peur de conséquence, aujourd'hui c'est subtil, constate-t-elle.

Son fils, Malcolm, sent qu’il doit faire des efforts supplémentaires, parfois pour se fondre dans la masse, d’autres fois, pour faire reconnaître ses bons coups.

Je me sens en sécurité, mais en même temps, il faut que je fasse attention [...], explique-t-il. Dans ma vie professionnelle et sociale, il faut que je sois presque invisible, mais en même temps, il faut que je travaille dix fois plus fort pour faire remarquer les bonnes affaires que je fais.

Judeline Corriveau-Thibeault ressent encore aujourd’hui le besoin de mettre ses deux fils en garde contre le racisme.

Je dis à mes garçons : “ne vous mettez pas dans des situations où on pourrait interpréter votre comportement de manière négative”, raconte-t-elle.

Judeline Corriveau Thibeault croit qu’il est important que tout le monde dénonce les comportements racistes, tant aux États-Unis qu’ici, pour éviter que d’autres drames ne se produisent.

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