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Le tireur de Portapique décrit comme un « collectionneur d'injustices »

Un homme en uniforme de policier pointe un écran sur lequel on voit une carte routière et des indications indiquant une trajectoire.

Le surintendant Darren Campbell de la GRC lors d'un point de presse.

Photo : La Presse canadienne / Riley Smith

Catherine Allard

Le tireur de Portapique est décrit comme un homme rancunier et un « collectionneur d’injustices » dont les « excès de rage » ont mené à la mort de 22 personnes dans l'une des pires tueries de masse du Canada. Il s’agit des conclusions préliminaires de l’autopsie psychologique présentée par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) en Nouvelle-Écosse.

Le tireur Gabriel Wortman, 51 ans, aurait visé certaines de ses victimes en raison « d’injustices » commises dans le passé. D'autres personnes auraient aussi été victimes de ses « excès de rage » lors de la tuerie et certaines sont des victimes aléatoires.

La GRC a fait le point sur l’enquête concernant la tuerie survenue dans le nord de la Nouvelle-Écosse les 18 et 19 avril, lors d'un point de presse jeudi après-midi.

Des armes obtenues illégalement

La GRC confirme que le tireur avait cinq armes à feu en sa possession, et toutes ont été obtenues illégalement.

Trois des cinq armes ont été obtenues illégalement aux États-Unis et une a été obtenue illégalement au Canada. La cinquième arme est celle qui appartenait à la gendarme Heidi Stevenson.

L’enquête se poursuit sur ces questions, en partenariat avec des agences internationales partenaires, précise Darren Campbell, responsable des Services de soutien de la GRC en Nouvelle-Écosse.

Une photo présentée sur un écran montre un homme en train de retirer une veste de police, près de ce qui ressemble en tout point à une voiture de la GRC, sur le bord d'une route rurale.

Pendant son point de presse du 28 avril, la GRC a notamment présenté cette photo prise du tueur au moment où il changeait de vêtements, tout près de sa réplique d'une autopatrouille.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Échange de tirs

L'auteur du massacre était vêtu d’un uniforme de gendarme et se déplaçait à bord d'une voiture identique à celles de la GRC.

Cependant, les autorités ont précisé qu'il n'avait pas utilisé la réplique d'un véhicule de la GRC pour interpeller des victimes.

La GRC a précisé que le véhicule du tireur est entré en collision avec celui de la gendarme Heidi Stevenson, et que le premier a été largement endommagé.

Par la suite, un échange de coups de feu a eu lieu. Les autorités précisent que la gendarme Stevenson portait un gilet pare-balles souple et un gilet dur.

Les motivations du tireur

Le Groupe de l’analyse du comportement de la GRC, composé notamment de psychologues judiciaires et d’analystes du comportement, effectue une autopsie psychologique du tireur dans le but de comprendre les raisons qui ont motivé ses actes de violence.

Cette partie de l’enquête est encore en cours.

Une carte de la Nouvelle-Écosse montrant le parcours du présumé responsable de la tuerie de Portapique.

Le suspect a parcouru plus de 100 kilomètres avant d'être intercepté à Enfield.

Photo : Radio-Canada / GRC

Un "collectionneur d’injustices" est un terme qui décrit un individu qui s’est senti trompé ou qui a senti qu’on lui a manqué de respect dans sa vie, ce qui peut être réel ou perçu, et ces injustices demeurent, explique Darren Campbell.

Plus de 650 témoins

Jusqu'ici, les enquêteurs se sont entretenus avec plus de 650 personnes d'un bout à l'autre du Canada, ainsi qu'aux États-Unis.

Darren Campbell affirme que l'enquête de la GRC tente de mettre en lumière les gestes et les déplacements du tireur.

Elle tente aussi de déterminer si d’autres personnes étaient au courant de ses plans, ou si quelqu’un lui est venu en aide d'une manière ou d'une autre.

La GRC n’a pas tenu de point de presse depuis plus d’un mois. La dernière mise à jour a été par voie de communiqué le 11 mai.

Une enquête publique gouvernementale, en plus de l'investigation policière, devrait aussi avoir lieu. La teneur exacte de cette enquête continue de prendre forme.

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