•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Cri du cœur de la Sherbrookoise Ariane DesLions pour les artistes oubliés

Scène humoristique lors d'un spectacle pour enfants. Une femme en costume tire sur la manche à rallonge d'un homme, lui aussi en costume.

La «Fabricoleuse» Ariane DesLions lors de son spectacle Ma Quincaillerie Musicale.

Photo : Soumis par Ariane DesLions

Radio-Canada

Quelques jours après les annonces d’aides gouvernementales pour le domaine culturel, l’artiste Ariane DesLions se questionne sur la place des arts vivants dans la société québécoise.

La Sherbrookoise, qui fait des albums et des spectacles destinés aux enfants, considère que les arts de la scène, aussi appelés les arts vivants, sont oubliés dans les aides gouvernementales. Après avoir tenté, comme tous les autres, de se réinventer, elle se désole que les sommes annoncées se dirigent plutôt vers les productions cinématographiques, les plateformes numériques et vers la transformation des nouvelles habitudes d’écoute. Sans date annoncée pour la reprise des spectacles, elle considère que le filet social s’est refermé pour elle.

J’ai quitté mon emploi de travailleuse sociale parce que je crois à la richesse et à la puissance de ce médium, dans cette rencontre-là avec le public.

Ariane DesLions, artiste

Selon elle, la réflexion va au-delà de l’aide financière qui devrait être accordée à cette sphère culturelle. Elle remet en question son métier et se questionne sur la place même des arts vivants dans notre société. Est-ce qu’on en veut ou tout ce qu’on cherche c’est du divertissement et à ce compte-là on peut se l’offrir dans le virtuel, lance la jeune femme, émue.

L’artiste venait tout juste de sortir un deuxième album et une importante tournée était planifiée depuis des mois. 

Je dois apprendre un nouveau métier, je dois à travers ça vivre mon deuil, me réinventer, mais surtout avaler une pilule qui fait mal.

Ariane DesLions, artiste

Ariane DesLions dit devoir faire le deuil de son métier. Elle déplore aussi ne pas avoir les mêmes outils que d’autres collègues spécialisés dans le numérique. Impossible pour elle de faire des spectacles sur scène et les spectacles virtuels la laissent avec un sentiment de vide et de tristesse, alors qu’elle ne peut ressentir les émotions qu’elle fait vivre aux spectateurs. 

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Estrie

Arts de la scène