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Leur camion de déménagement refoulé à la frontière du Nouveau-Brunswick

Un selfie de deux femmes.

Sherry Reinhart (à droite) et Tamara Alessi, s'isolent dans une maison vide après avoir été autorisées à entrer au Nouveau-Brunswick.

Photo : Gracieuseté

Radio-Canada

Un matelas gonflable, de la nourriture pour animaux, du pain et du beurre… c’est tout ce que Sherry Reinhart et Tamara Alessi ont en leur possession pour passer leurs premiers jours dans leur nouvelle maison à Miramichi au Nouveau-Brunswick.

Le couple, accompagné de ses deux chiens et de son chat, a déménagé au Nouveau-Brunswick en provenance d’Hamilton en Ontario le 29 mai dernier. Les deux femmes désiraient s’installer dans une région plus calme où elles pourraient ralentir la cadence.

Le camion de déménagement contenant toutes leurs possessions qui devait arriver mardi dernier, lui, ne s’est jamais rendu puisque les autorités nouveau-brunswickoises ont refusé de laisser les déménageurs traverser la frontière séparant la province du Québec.

Toutes nos affaires sont quelque part au Québec, a déploré Mme Reinhart.

Pourtant, Sherry Reinhart et Tamara Alessi affirment qu’elles ont fait tout en leur pouvoir afin que leur déménagement se déroule rondement.

Elles ont communiqué avec des agents de la ligne téléphonique provinciale dédiée à la COVID-19 moins de 10 jours avant leur départ pour savoir comment procéder et se sont assurées d’avoir les documents nécessaires en leur possession lors de leur voyage.

Un selfie de deux femmes.

Sherry Reinhart (droite) et Tamara Alessi (gauche) ont maintenant peur de la somme d’argent qu’elles devront défrayer pour récupérer leurs biens au Québec.

Photo : Gracieuseté

Au moment de traverser la frontière, les agents en poste ont confirmé aux deux femmes que leurs déménageurs, qui devaient faire le voyage quelques jours plus tard, pourraient entrer sur le territoire à leur tour.

Malgré ces démarches, les trois hommes (un chauffeur et deux déménageurs) qui avaient en main des preuves de leur embauche par le couple, notamment une facture et l’adresse où ils devaient se rendre, ont été refoulés à la frontière.

Selon Mme Alessi, la situation démontre un manque de communication entre les autorités frontalières et le gouvernement ainsi qu’une confusion quant aux consignes de déplacement.

L'intérieur d'une maison vide.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La maison vide dans laquelle le couple s’isolera pendant 14 jours.

Photo : Gracieuseté

Les déménageurs ont prévenu le couple de leur intention de décharger le contenu du camion au Québec pendant que les deux femmes complèteront leur confinement de 14 jours entre les murs de leur nouvelle maison vide.

Les voyages interprovinciaux non essentiels sont désormais interdits en vertu de l’état d’urgence déclaré par le Nouveau-Brunswick au mois de mars dernier.

Par contre, les déménagements font partie des exceptions énumérées dans le décret. Le texte de loi mentionne que les conducteurs de véhicules utilitaires livrant des produits sont des voyageurs essentiels, mais on ne retrouve pas de précisions permettant de déterminer si les déménageurs peuvent être inclus dans cette catégorie.

Pendant plus de deux semaines, le Nouveau-Brunswick n’a déclaré aucun nouveau cas de COVID-19. Or, une récente éclosion de 15 cas dans la région de Campbellton a été liée par les autorités à un médecin qui a voyagé au Québec sans s’isoler à son retour.

Le Nouveau-Brunswick n’a pas annoncé de changement à sa politique sur les voyages interprovinciaux après ce nouveau foyer de contamination.

Au moment de la publication, la province n’avait pas répondu à la demande d’entrevue de CBC.

« Nous avons besoin de réponses »

Lori Matchett, la courtière immobilière qui a permis au couple de dénicher sa nouvelle maison, affirme que même les députés de la région n’ont pas d’explication à fournir.

Ses clientes ont fait des appels toute la journée sans être en mesure de régler l’imbroglio dans lequel elles se trouvent.

Le couple Reinhart-Alessi est le premier mandat interprovincial pour la courtière Lori Matchett, mais elle s’attend à en avoir davantage.

Nous avons besoin de réponse, puisque la situation va se répéter, a-t-elle déclaré. Madame Matchett, souligne l’importance d’avoir des règles claires pour éviter que de nouveaux acheteurs se retrouvent avec leur vie à l’arrière d’un camion dans une autre province.

Avec les informations de CBC

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