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L'avenir incertain de l’Aquarium de Vancouver

Rialto est un bébé loutre orphelin arrivé à l'Aquarium de Vancouver le 1er août 2016.

L’Aquarium de Vancouver, le premier aquarium public au Canada, a ouvert ses portes en 1956.

Photo : Aquarium de Vancouver

L’Aquarium de Vancouver vit difficilement les contrecoups économiques de la pandémie. Même si son directeur général, Peter Ross, espère ouvrir ses portes dès la fin juin, la survie de l’établissement n’est pas garantie.

On espère que le futur sera brillant, plein d’espoir, plein de possibilités, plein de voyages, plein de rires, mais je crains que l’opposé soit une réalité pour les prochaines années, se désole le directeur.

Peter Ross, directeur de l'Aquarium de Vancouver.

C’est à nous de nous assurer de notre survie, explique Peter Ross, même s'il admet que sans soutien financier la tâche peut être ardue.

Photo : Radio-Canada / Caroline Cloutier

Depuis la fermeture de ses portes le 17 mars, l’organisme a dû mettre à pied 331 des 550 employés et réduire au maximum les coûts d’exploitation. Les frais d'admission généraient 75 % des revenus, explique Peter Ross.

L’Aquarium s’efforce maintenant de trouver de nouvelles sources de revenus et sollicite les différents niveaux de gouvernement afin d’obtenir une aide financière.

Soit on définit un plan qui est solide, conservateur, qui attire les fonds dont nous avons besoin pour soutenir nos animaux, soit c’est la faillite.

Une citation de :Peter Ross, directeur, Aquarium de Vancouver

Avant le début de la pandémie, le budget mensuel, qui comprend la nourriture pour les animaux, le salaire des employés, mais aussi les coûts d’entretiens, d’électricité et de nettoyage, s’élevait à un peu plus de 3 millions de dollars.

Aujourd’hui, ce budget a été réduit de plus du deux tiers afin d'assurer que les animaux ont les soins nécessaires.

On peut survivre sans les touristes, mais il va probablement falloir réduire le nombre d’employés et le nombre et la complexité de notre collection, [ainsi qu']imaginer comment attirer des sources de soutien, souligne le directeur de l’Aquarium.

Inciter le tourisme local

Un million de visiteurs affluent chaque année à l’Aquarium de Vancouver. La plupart proviennent de l’étranger, mais environ 35 % d’entre eux sont des locaux.

Une attraction comme l’Aquarium de Vancouver est importante autant pour l’expérience des voyageurs lorsqu’ils viennent découvrir la ville que pour les Vancouvérois eux-mêmes, indique la présidente de Destination BC, Marsha Walden.

Nous espérons grandement qu’ils arriveront à survivre à cette crise.

Une citation de :Marsha Walden, présidente, Destination BC

L’année dernière, 11,8 millions de Britanno-Colombiens ont voyagé dans la province passant au moins une nuitée à l’extérieur de leur foyer. Destination BC s’attend toutefois à une baisse de 30 % de ce nombre pour 2020.

Cela fait 90 jours qu’on nous demande de rester à la maison, explique Marsha Walden. Selon leur plus récent scénario, 8,2 millions de personnes s’adonneront au tourisme local en 2020.

Lorsque le temps sera propice, la présidente de Destination BC encourage les Britanno-Colombiens à profiter de l’absence de touristes pour découvrir les beautés de leur province.

Avec les informations de Noémie Moukanda Kanjinga

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