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Le médecin lié à l’éclosion dans le Restigouche avait remis sa démission

L'affiche de l'hôpital, en été.

Le médecin était à l'emploi de l''Hôpital Régional de Campbellton.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le médecin accusé d’être à l’origine de l’éclosion dans la région de Campbellton avait remis sa démission plus d’une semaine avant sa suspension, selon le directeur du Collège des médecins et chirurgiens du Nouveau-Brunswick.

La démission du Dr Jean Robert Ngola prenait effet le 1er août 2020, a déclaré le Dr Ed Schollenberg, directeur de l'organisme provincial d'accréditation des médecins.

La lettre de démission était datée du 19 mai, a précisé le Dr Schollenberg, qui a reçu une copie de l'Hôpital Régional de Campbellton datée du 21 mai, acceptant la démission du médecin.

Le Dr Ed Schollenberg dit qu’il ne sait pas quels étaient les projets de carrière du Dr Ngola, qui était à Campbellton depuis environ sept ans. Mais un médecin qui renonce à ses privilèges hospitaliers ne peut plus exercer dans la province, précise-t-il.

Neuf jours après avoir déposé son préavis de départ, le Dr Ngola a été suspendu par le Réseau de santé Vitalité. La province a depuis demandé à la Gendarmerie royale du Canada d'enquêter sur un voyage qu'il a effectué au Québec et sur son incapacité à s'isoler pour déterminer si des accusations sont justifiées.

En entrevue à l'émission La matinale cette semaine, le Dr Ngola a déploré le racisme et la haine dont il a été la cible. Il s'est aussi défendu, affirmant qu'il n'était pas certain d'avoir contracté le virus lors cet aller-retour sans pause au Québec pour récupérer sa fille de 4 ans ou lors d'un rendez-vous subséquent avec un patient. Il n'a pas mentionné qu'il avait remis sa démission à l'Hôpital Régional de Campbellton.

Le Dr Schollenberg affirme qu’il a été informé par Vitalité de la suspension du Dr Ngola le jour même de son entrée en vigueur. Cet avis de suspension ne contenait toutefois pas les motifs du réseau. Je sais ce que je sais grâce aux médias, indique-t-il.

Le collège des médecins a reçu quelques [courriels] chaque jour depuis que tout cela a commencé de citoyens demandant la suspension du Dr Ngola.

Mais le collège ne peut pas lancer une enquête sans une plainte officielle et habituellement, c'est un patient qui dépose une telle plainte.

Cela peut encore arriver, je ne sais pas. C'est parfaitement possible qu’une personne qui pense que le médecin soit à l'origine de son infection se plaigne auprès de nous.

Le collège aurait un toutefois accès limité aux informations de l'hôpital, ajoute le directeur d'organisme.

Le collège pourrait également générer sa propre plainte, explique le Dr Schollenberg. Mais d'un autre côté, si vous voulez vous plaindre, vous devez disposer de certains faits. Et les seules informations que j'ai sont soit celles qui sont sur les médias sociaux, soit celles qui ont été rapportées.

Les autorités de santé signalent 16 cas actifs liés à cette éclosion, dont un résident du Québec.

Avec les informations de CBC

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