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Garder les élèves actifs, un défi relevé à l’école secondaire Le Tremplin

Depuis deux semaines, une boîte a été installée à l'école secondaire Le Tremplin, afin de permettre aux élèves de dénoncer des actes violents ou intimidants qu'ils ont vus ou subis.

L'école secondaire Le Tremplin de Malartic (archives)

Photo : Radio-Canada / Commission scolaire de l'Or-et-des-Bois

Même si les écoles secondaires de la région sont demeurées fermées depuis le début de la pandémie, les élèves ne sont pas en vacances et les équipes d’enseignants ont dû ajuster leurs méthodes pour garder le contact avec les jeunes.

C’est notamment le cas à l’école Le Tremplin de Malartic, où des plans de travail interactifs sont désormais envoyés aux élèves, avec un intéressant taux de succès. Près de 70 % des élèves du premier cycle et 50 % de ceux du deuxième cycle font le travail avec régularité, selon les enseignants-tuteurs Guillaume Fournier et Jeffrey MacDonald. Ils ajoutent que le niveau d’intérêt était beaucoup moins grand en mars et avril, avec les trousses pédagogiques proposées par le ministère de l’Éducation.

On gardait contact avec les élèves et on essayait de les inciter à faire les trousses, mais ce n’était pas toujours précis ou significatif, précise Guillaume Fournier. Aussi, ils s’étaient fait dire qu’ils étaient en vacances et c’est clair que plusieurs élèves ne voulaient pas faire de travaux. Ils nous le disaient de vive voix.

Le ministre Jean-François Roberge a sonné la fin de la récréation le 4 mai, malgré l’annonce que les écoles resteraient fermées. Au Tremplin, l’école a fait le choix de créer une plateforme informatique commune pour rendre la compréhension du travail plus simple, tant pour les élèves que leurs parents.

Deux enseignants posent à deux mètres de distance dans le hall d'entrée de l'école secondaire Le Tremplin.

Les enseignants Jeffrey MacDonald et Guillaume Fournier.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Chaque enseignant avait sa méthode de communication, soit par courriel, par texto ou par Messenger. Il était facile de s’y perdre. On s’est concerté pour rendre ça simple et on a pris le temps de bien former notre personnel, mais aussi de bien faire comprendre la plateforme aux élèves avant de leur envoyer des travaux, précise Jeffrey MacDonald.

10 heures par semaine

Les plans de travail concernent cinq matières, soit le français, les mathématiques, l’anglais, les sciences et l’histoire. Chaque enseignant y inclut ses explications et ses attentes et propose des interactions avec les élèves, souvent de vive voix. Les enseignants estiment que le travail nécessite environ deux heures par jour.

On voulait que ça soit clair et on se rend compte que les parents et les élèves sont plus de notre côté, souligne Guillaume Fournier. On comprend que ce n’est pas toujours facile de demander à un enfant de 13 ans seul à la maison de se faire un horaire et le respecter. Ce n’est pas habituel, mais on sent qu’ils commencent à se trouver.

Formule appréciée

Mère d’une étudiante de première secondaire, Vicky Daoust confirme que la nouvelle formule est appréciée.

Une adolescente et sa mère posent dans la cour d'une école secondaire, souriantes.

Gabrielle Émond, élève de 1re secondaire, et sa mère Vicky Daoust

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Les trousses, ce n’était pas évident de se retrouver là dedans pour un parent, confie-t-elle. Depuis l’arrivée des plans de travail et devoirs, ça va bien, c’est clair et on s’y retrouve. C’était important pour ma fille Gabrielle, qui rencontre plus de difficultés, de pouvoir mieux enligner la fin de son année. Je sens que les jeunes apprennent et les profs sont là pour leur répondre. C’est sûr que ça va pouvoir l’aider en vue de cet automne.

C’est plus facile à suivre parce que l’horaire est dans mon plan de travail et je peux cocher quand j’ai fini un travail. J’ai l‘impression que je peux progresser, renchérit Gabrielle.

Pas d’évaluation

Selon les enseignants, l’absence d’examen et d’évaluations demeure un facteur important qui peut jouer sur la motivation des élèves.

L’élève qui est en réussite, c’est complexe de lui faire comprendre que ce qu’il va faire va l’aider, mais qu’il n’aura pas une note d’inscrite pour son travail. L’élève en difficulté va davantage comprendre et la majorité mettent le travail en place, conclut Guillaume Fournier.

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Abitibi–Témiscamingue

Éducation