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La démotivation des adolescents durant la pandémie

Un adolescent appuyé sur une clôture.

Le confinement a-t-il eu des conséquences sur la santé mentale des adolescents?

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Plusieurs adolescents ont perdu la motivation depuis le début du confinement, en mars, sans travail ni école. Des parents estiment qu’ils ont été laissés de côté lors de cette crise sanitaire.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Les comités, les sports, l’art dramatique, la musique... tout ce périphérique de l’académie étant absent, ça peut contribuer à une démotivation, commente Michel Léger, professeur à la Faculté d'éducation de l’Université de Moncton.

Les derniers mois ont été tout sauf propices à l’apprentissage pour les ados, loin des amis et de l’école.

Myakim Nimay, élève de 16 ans de l’École l’Odyssée, est l’une d’eux. La fin de l’école a aussi signifié une pause dans la pratique du soccer, une grande source de motivation pour elle.

Jeune fille qui fait ses devoirs devant un ordinateur.

Myakim Nimay.

Photo : Radio-Canada

C’est devant un écran, encore une fois, qu’elle suit des formations avec Soccer Nouveau-Brunswick, seule dans sa chambre.

Je pense des fois qu’on a été oubliés. Les adolescents, ce n’est pas comme les adultes [...] c’est plus dur pour nous de rester motivés, de savoir ce qu’il faut faire pour ne pas tout perdre ce qu’on a fait pendant les mois avant ça, témoigne-t-elle.

L’école en ligne fortement contestée

Pour Johanne Savoie, l’école à la maison a donné des résultats peu satisfaisants. Les suivis sont arrivés trop tard pour son fils. L’échec du printemps scolaire l’a poussée à écrire une lettre adressée au ministre de l’Éducation, Dominic Cardy.

Je considère que les ados ont été vraiment négligés.

Johanne Savoie, mère d’un adolescent néo-brunswickois

Avec d’autres parents, elle craint que les six mois passés hors des salles de classe, une fois en septembre, aient des conséquences irréparables.

Comment on va les raccrocher à un système qui, pour eux, les a abandonnés ? se demande-t-elle.

L’univers numérique et les adolescents

La majorité des jeunes sont normalement à l’aise avec le numérique. Mais Michel Léger souligne un paradoxe : le numérique ne comble pas tous les besoins sociaux des adolescents.

Si on en fait trop [du numérique], les repères sociaux avec leurs amis à l’école sont perdus et ça peut contribuer à une démotivation, si l’on veut, une surcharge de numérique, explique ce dernier.

L'École l'Odyssée.

L'École l'Odyssée se situe à Moncton, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Catherine Allard

Une structure plus stable et des suivis quotidiens avec les professeurs, tels seront les ingrédients d’une rentrée scolaire mieux adaptée, en septembre prochain.

D'après le reportage de Jean-Philippe Hughes

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Nouveau-Brunswick

Éducation