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Snapchat accuse Trump d'inciter à la « violence raciale »

Donald Trump, devant un immense drapeau, regardant la caméra

Snapchat rejoint ainsi Twitter, qui a provoqué l'ire du président des États-Unis la semaine dernière en mettant des avertissements sur les messages qu'il envoie à ses 81 millions d'abonnés et abonnées.

Photo : Associated Press / Patrick Semansky

Agence France-Presse

Le réseau social Snapchat, très prisé des jeunes, a accusé mercredi Donald Trump d'inciter à la « violence raciale » et a indiqué ne plus faire la promotion de ses messages sur sa page Discover, selon ce qu'a indiqué un porte-parole de l'entreprise.

Les messages du président américain restent toutefois visibles aux personnes abonnées à son compte et apparaissent quand des internautes font une recherche spécifique.

Nous n'allons pas amplifier des voix qui incitent à la violence raciale et à l'injustice en faisant leur promotion gratuite sur Discover, le fil d'information du réseau où les internautes peuvent trouver les nouveautés, les recommandations ou encore les publications de médias ou de personnalités connues, a précisé l'entreprise.

Snapchat rejoint ainsi Twitter, qui a provoqué l'ire du président des États-Unis la semaine dernière en mettant des avertissements sur les messages qu'il envoie à ses 81 millions d'abonnés et abonnées.

Les deux réseaux ont toutefois choisi de ne pas bannir totalement Donald Trump.

La violence raciale et l'injustice n'ont pas leur place dans la société et nous sommes solidaires de tous ceux qui recherchent la paix, l'amour, l'égalité et la justice en Amérique.

Snapchat

Cette annonce, comme celle de Twitter, arrive alors que des centaines de milliers de personnes manifestent depuis plus d'une semaine dans tout le pays – parfois violemment – contre les violences policières faites aux minorités visibles et en particulier à la population noire.

La mort de George Floyd, asphyxié par un policier pendant qu'il était menotté et qu'il ne présentait aucune résistance, fin mai, a été l'élément déclencheur de ces manifestations dans un pays où la pandémie de COVID-19 a fait plus de 100 000 morts et mis au chômage des dizaines de millions de personnes.

Contrairement à Twitter ou désormais à Snapchat, Facebook, le premier réseau social au monde, a choisi de ne pas signaler ou censurer de quelque manière que ce soit les messages du président américain.

Cette décision, bien qu'elle soit assumée par Mark Zuckerberg, le dirigeant et fondateur de Facebook, est critiquée très publiquement par une partie du personnel de l'entreprise.

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